Thomas Helder
de Muriel Barbery

critiqué par Jfp, le 21 janvier 2026
(La Selle en Hermoy (Loiret) - 77 ans)


La note:  étoiles
brave margaux…
J’aime Muriel Barbery ("L’élégance du hérisson", "Une rose seule", "Une heure de ferveur"), mais là quel ennui, mais quel ennui ! Des phrases tarabiscotées, des aphorismes en veux-tu en voilà, des références à Proust, à Joyce qui ne flattent que l’égo de l’auteure. Muriel Barbery aurait-elle pris la grosse tête ? Son succès (mérité) tient à son art de nous raconter des histoires, avec de la délicatesse et souvent une touche de poésie. Rien de tout cela, hélas, dans ce dernier roman qui nous dépeint une galerie de personnages appartenant à l’intelligentsia franco-hollandaise, venus en Aubrac pour un dernier au revoir à Thomas, un ami commun récemment disparu. Les souvenirs affluent, les relations plutôt complexes entre les multiples personnages se dévoilant petit à petit au fur et à mesure des confessions des uns et des autres, sans que l’on sache parfois qui s’exprime, la bascule pouvant opérer au sein d’un même paragraphe. Muriel Barbery a sans doute voulu faire une œuvre littéraire, rendant hommage à sa façon à de grands noms de la littérature, mais le mélange des ingrédients ne suffit pas hélas à faire une bonne mayonnaise…