Civilisations disparues
de Jean-Paul Barbier

critiqué par Koolasuchus, le 19 janvier 2026
(Laon - 36 ans)


La note:  étoiles
Conquêtes et déchéances
Que ce soit les Celtes, les Mayas, les Romains ou bien encore les Perses, l'histoire de l'humanité a vu s'élever puis disparaître nombre de civilisations. Certaines n'ont duré que deux ou trois siècles et n'ont parfois laissé que quelques objets alors que d'autres se sont étalées sur plusieurs millénaires et ont pu créer d'immenses monuments encore visibles aujourd'hui. Ce livre présente ainsi une sélection d'une petite vingtaine de ces sociétés qui ont toutes marqué l'Histoire d'une manière ou d'une autre en se focalisant sur leurs organisations politiques, leurs religions ou bien encore leurs expressions artistiques.

Bien que dépassant les quatre cent pages, son format plutôt réduit ainsi que sa riche iconographie font que ce livre se lit relativement vite. Bien évidemment l'histoire de chacune des civilisations présentées ici n'est guère approfondie mais il est difficile il est vrai de résumer l'histoire de la Grèce Antique ou des Indiens d'Amériques en une quarantaine de pages. Ce livre est donc plutôt à prendre comme une introduction bien que j'y aie fait quand même quelques découvertes. En effet, à côté des incontournables Égypte ancienne ou Aztèques j'ai quand même fait la connaissance du peuple de l'île de Nias en Indonésie ou bien encore d'Ishi, le dernier membre de la tribu des Yahi de Californie. Certains coins du monde ont en revanche été quelques peu délaissés, le continent européen et les Amériques ont clairement été privilégiés tandis que les civilisations africaines, hors pays des pharaons, sont aux abonnées absentes et le seul endroit de l'Océanie abordé est l'île de Pâques. Il est normal quand on fait une sélection d'en mettre de côté mais c'est quand même dommage de ne pas avoir un peu mieux équilibré le sujet.

Ce petit ouvrage reste cependant fort sympathique et, sans être exhaustif, couvre tout de même une belle variété de civilisations tout en étant fort bien illustré. Il offre ainsi une balade des plus instructives à travers les siècles et il n'est jamais inutile je trouve de se plonger ou de se replonger sur les traces de nos prédécesseurs.