De l'essence dans nos assiettes: Enquête sur un secret bien huilé
de Guillaume Coudray

critiqué par Colen8, le 16 janvier 2026
( - 84 ans)


La note:  étoiles
Manquait plus qu’ça !
Les normes et règles sanitaires imposées aux agriculteurs en France les soumettent à une concurrence qualifiée d’après eux de déloyale. En même temps une molécule d’hydrocarbure reconnue toxique pour le système nerveux et la reproduction a constitué une source de profit juteux pour l’industrie agroalimentaire depuis un siècle et plus.
Les chimistes du XIXe siècle ont vite reconnu à l’hexane, la molécule en question, des propriétés de solvant mises en œuvre sans tarder par les industries métallurgiques et mécaniques. Progressivement les usages se sont étendus à l’huile extraite des graines oléagineuses et des plantes(1) leur rendement étant largement supérieur à celui des pressoirs traditionnels.
Restée sous-estimée par les institutions de santé publique en charge de la réglementation alimentaire animale et humaine il aura fallu des décennies de publications toxicologiques pour dénoncer des conséquences délétères de l’hexane soi-disant inoffensif, résultant à la fois de sa métabolisation en véritable poison après ingestion et de ses effets cumulés dans la durée.
Non seulement les tourteaux et les huiles contaminés en silence se retrouvent présents dans toutes les chaines alimentaires de produits frais ou transformés, mais plus grave encore dans le lait maternel. N’est-il pas déjà trop tard pour s’en inquiéter quand leurs traces apparaissent dans le placenta des fœtus, quand leurs capacités à traverser la barrière hématocéphalique sont démontrées ?
Interview et vidéo de l’auteur : https://franceinfo.fr/sante/alimentation/…
Contact : https://guillaumecoudray.fr/12/… et g.coudray@reflexe-mediation.com
(1) Soja, colza, tournesol, mais aussi sésame, germe de blé, lin, chanvre, paprika, plantes aromatiques etc.