Au cinéma central: Une éducation sentimentale
de Fabrice Gabriel

critiqué par Veneziano, le 8 janvier 2026
(Paris - 48 ans)


La note:  étoiles
Une découverte personnelle du cinéma
L'auteur, écrivain et critique littéraire au Monde des livres, ce qui peut a priori nous intéresser, nous divulgue dans ce livre ses souvenirs de la découverte du cinéma dans son enfance. Dans une ville du Nord, le Central, aujourd'hui disparu, a constitué un incontournable lieu d'évasion pour esprits curieux à propension artistique. Il en profite ainsi pour évoquer son type de films fétiche, à portée de vue des cinéphiles du tournant des années 1970 et 1980, le cinéma allemand étant bien représenté, avec Fassbinder et Winders, un peu de place étant faite au cinéma italien et à François Truffaut.
L'émotion affleure, à lire les lignes de l'auteur ressassant cette initiation qui a marqué son existence. Il fait état d'un monde disparu, auquel il a dû en substituer d'autres, notamment à Paris et Berlin. Ce parcours personnel paraît émouvant et instructif ; il fait entr'ouvrir un monde, ce qui est instructif et fort plaisant.