La meilleure part d'eux-mêmes
de Avril Ventura

critiqué par Krys, le 4 janvier 2026
(France-Suisse - - ans)


La note:  étoiles
Tout en finesse
Ce second roman d'Avril Ventura est d'une très grande douceur. On entre dans une période de la vie de Marie qui n'est pas simple : elle vient de devenir maman. L'histoire n'est pas du tout centrée sur sa maternité mais plutôt sur son parcours de vie, sur ses interrogations familiales. Elle grandit avec 2 parents qui se séparent, son père meurt jeune. Très proche de sa tante, elle se confie souvent à elle. Gravite également autour d'elle Jeanne, son amie de toujours.
Le lien mère/fille est mis en avant, Marie étant plus ou moins proche de sa mère Elisabeth qui garde l'enfant.

C'est très fin et délicat, un régal de lecture. Les sentiments et sensations (l'odorat surtout) sont couchés par écrit avec une grande sensibilité.
Le roman se lit vite, les chapitres sont courts.
Le style d'écriture m'a fait beaucoup pensé à celui de Mauvignier, et je n'ai pas été surprise de le voir apparaître dans les remerciements.


"Dans le processus de deuil d'un parent, quel que soit notre âge, il y avait toujours un moment où l'enfant en nous ressurgissait, terrifié et inconsolable." p.54

"C'était peut être ça, le chagrin, une pièce en plus à l’intérieur de vous-même, insoupçonnable depuis l’extérieur, et connue de vous seule." p.158