Les Schtroumpfs, tome 31 - Les Schtroumpfs à Pilulit
de Thierry Culliford (Scénario), Alain Jost (Scénario), Pascal Garray (Dessin)

critiqué par Vince92, le 16 janvier 2026
(Zürich - 48 ans)


La note:  étoiles
On a toujours besoin d'un plus petit que soi
Le Schtroumpf poète invente un récit qu'il fait lire au Schtroumpf à lunettes dans lequel une petite escouade de Schtroumpfs fait la rencontre d'êtres minuscules, les Pilus.
Inspiré des voyages de Gulliver, cet épisode est assez réussi. Il est à classer dans la catégorie des albums d'"aventures" comme les Schtroumpfs et le Cracoucass ou Les Schtroumpfs et la tempête de neige. Ce ne sont pas mes préférés, j'apprécie davantage les tomes qui dénoncent un trait de nos sociétés (Schtroumpf-les-bains et le tourisme de masse, Le Schtroumpfissime et les régimes politiques autoritaires, Les Schtroumpfs et les haricots mauves et la malbouffe,...)
Il y a une morale dans cet épisode, le relativisme de la valeur des individus. Les Schtroumpfs qui sont habituellement les plus petits et tirent leur force de la collectivité peuvent ici rendre des services aux Pilus grâce à leur taille surdimensionnée, comme aller chercher des graines, aider à repousser un envahisseur. C'est un peu la revanche de l'individu face à la collectivité.
Un album du relativisme donc surtout que le Schtroumpf musicien qui habituellement subit les moqueries et les vexations pour sa musique ici trouve son public avec les Pilus, friands qu'ils sont de sa musique. Les goûts et les couleurs... art, gastronomie, langue, les Schtroumpfs apprennent la tolérance. C'est également pour Jost le scénariste de ce tome de faire quelques clins d'oeil sur la condition des femmes ou la représentation politique, ce qui donne quelques cases assez drôles.
A noter que j'ai lu cet épisode dans la collection Hachette qui donne à lire un petit dossier très intéressant à la fin de l'album.