Le chagrin moderne
de Quentin Jardon

critiqué par Bafie, le 22 mars 2025
( - 63 ans)


La note:  étoiles
Vacuité oh vacuité
Premier Roman

Finaliste Prix Première 2025

Sur la forme, cet ouvrage m’invite à suivre les futurs écrits de son auteur.

J'ai apprécié l'écriture fine et travaillée. Le propos est cynique, grinçant, assez drôle. Un roman picaresque comme l’évoque la quatrième de couverture.

Sur le fond, la première partie émeut, dérange. On y suit le parcours d’un jeune couple et de ses deux protagonistes : itinéraires d’enfants gâtés en quête de, mais de quoi exactement.

On perçoit clairement l’élément modificateur, le point de rupture.

S’ensuit le récit d’une errance, d’une décrépitude, d’une recherche existentielle.

Notre monde, notre époque, sont décidément difficiles à vivre et ce récit en témoigne.

Je peux attester qu’une rupture peut survenir de manière aussi brutale, inopinée et qu’elle laisse alors hagard et nous oblige à recomposer nos existences.

Si jamais, cela devait vous arriver, je vous recommande la lecture de « Le point de rupture » de Marie Lise Labonté.


Dites, ne succombez pas au chagrin moderne…vivez, rêvez… même si nous partageons tous une commune mélancolie.