Françoise Hardy: Étoile distante
de Marie-Dominique Lelièvre

critiqué par Veneziano, le 21 juillet 2024
(Paris - 46 ans)


La note:  étoiles
Beauté, mystère et mélancolie
Belle et mystérieuse, Françoise Hardy éclot dans le monde sélectif de la musique de variétés, tout de même foisonnant dans les années 1960. Naturelle et distante, secrète et silencieuse, elle invente malgré elle un nouveau style qui finit par faire fureur ; et sa photogénique contribue à sa subite notoriété, comme à une popularité persistante.
Elle ne met pas beaucoup de temps non plus à faire connaître sa mélancolie, qui paraît subséquente à une environnement familial peu épanouissant. Il va s'ensuivre un mode de vie qui va continuer à rester très sobre. Sa liaison avec le photographe Jean-Marie Périer contribue à la faire naître médiatiquement avant que son idylle avec Jacques Dutronc ne soit plus ou moins fomentée par son agent, pour le meilleur et pour le pire.

Cette biographie est claire et bien conçue sans rentrer dan le voyeurisme, tout en restant centrée sur les décennies 1960 et 1970. Elle décrit ce personnage attractif qui ne présente pourtant rien de si séduisant. Ses failles intriguent et contribuent paradoxalement à son charme. Voilà qui est à méditer.