Mood
de Stéphane Mahé

critiqué par JPGP, le 1 janvier 2024
( - 78 ans)


La note:  étoiles
Les rêves éveillés de Stéphane Mahé
D'une mélancolie bretonne Stéphane Mahé sait capter le nec pus ultra sous forme de légende. Le cœur du livre consiste à en dépendre.

La réalité se transforme en fiction qui au lieu de la dépeupler la subsume d’apparitions fantasmatiques.

Nous touchons par cette manière de légender la Bretagne au fantastique, au mythe. Complice des ombres Mahé se fait l’écumeur de lumière au cœur de la nuit.

Tout se recrée et se transforme en des pans d'ombres d'où jaillit ça et là les couleurs. Si bien que l'émotion devient la sœur de l’imaginaire au sein d'un tel voyage aux confins des paysages.

Un songe s'érige et le regardeur s'y égare, s'y perd. Dans ce territoire de l'errance une fable se déploie sous la lune et tout devient orphique.

Jean-Paul Gavard-Perret