Esquisse, Silence
de Gil Rigoulet

critiqué par JPGP, le 23 octobre 2023
( - 78 ans)


La note:  étoiles
Esquiisse d'un discours amoureux : Gilles Rogoulet
Gil Rigoulet sait que la photographie n'est pas une idée abstraite mais le langage de l'amour. Et pour en parfaire la pure dépense et faire parler son silence le langage de la nudité n'a rien de coupable ou de criminel bien au contraire.

C'est même ici par où tout passe. Et chaque prise naît moins d’agitations excessives que de la peur que l'amour parte trop vite. Ce que - de fait - les images annoncent ici par leurs jeux avec le négatifs et leur vues de dos.

Mais plutôt que de hausser les épaule, le photographe va le plus loin possible dans l'expérience amoureuse et photographique. Son appareil se fond dans les jours et l’intimité. L'aimée provisoire ne prête pas attention aux photos, Et le créateur dans le silence précise qu'il ne pense pas : "ma tête cadre, voit, out est si fragile, fugace, comme si le cœur était dans les yeux,"

C'est ce qui donne un peu d'éternité non au sentiment mais au style.

Jean-Paul Gavard-Perret