Au début de l’histoire nous sommes sur une planète nommée Trivium, - qui ressemble à s’y méprendre à notre planète Terre -, et de temps inconnus. Nous faisons la connaissance d’un Maître de l’Ordre, qui se considère lui-même comme le dernier de son ordre, et de ce fait a lui-même décidé de s’appeler : Terminus. Celui-ci vit réfugié dans une sorte de monastère-musée, en compagnie de son jeune apprenti Silvanus. Ce sont des temps obscurs, de déchéance et de décadence, dominés par les «nouveaux barbares»…
Au cours d’une promenade il aperçoit un ciel bleu, d’une nuance inhabituelle… Il décide alors de partir en pèlerinage vers les montagnes d’Aureus Mons en compagnie de Silvanus. Chemin faisant il rencontre Deivir, celui-ci l’invite à un événement unique : La boucle du destin qui sera bientôt coupée…
Arrivé au lieu du rendez-vous, il découvre que trois autres Maître de l’Ordre, ainsi que leurs apprentis sont encore en vie. Deivir apparaît de nouveau dans une lueur bleue entourée d’une gerbe d’étincelles, pour les inviter à la coupure de la boucle qui va avoir lieu dans un moulin… Au moment où Deivir va de nouveau disparaître, Terminus pousse son apprenti et se précipite lui-même dans la lumière bleue…
Les connaissances de M. d’ALONE dans le domaine de la littérature et du cinéma, sont absolument époustouflantes. En effet, non seulement on reconnaitra très facilement certaines de ses sources d’inspiration, à savoir les films de SF (entre autres p.ex. : «MATRIX» des sœurs WACHOWSKI (2) et «Star Wars» (3) de M. George LUCAS), mais aussi le «Multivers» de MARVEL… Citons aussi les livres de SF et de Fantastique, notamment le «Seigneur des Anneaux» (4), de John Ronald Reulen TOLKIEN et la saga «Harry Potter» (5), de Mme. J.K. ROWLING. Certains des personnages principaux de «Quadrivium» sont même carrément inspirés de la Bible!..
Il est dommage que le tout ne soit pas mieux mis au service de son écriture et de son histoire, qui manque singulièrement de rythme, de souffle, d’ambition, et dont on ne comprend pas trop ce que l’auteur veut nous raconter… On se perd dans la lecture des nombreux personnages, qui en plus de plusieurs noms (deux, parfois même trois chacun!..), et à la fin on ne sait plus vraiment qui est qui et qui fait quoi?.. Il y a aussi des conversations et des digressions à n’en plus finir et qui ne servent absolument à rien, et qui ne font absolument pas avancer l’histoire et ne mènent nulle part… On se demande d’ailleurs si l’auteur lui-même sait où va son histoire…
Que dire de plus? Malheureusement, le style d’écriture une fois passé l’obstacle de ses «particularités» (usage très surprenant des virgules, points qui ne sont pas suivis d’une majuscule, nombreuses ellipses, apocopes, aphérèses, anacoluthes, etc…), est très, disons… quelconque! Rien qui ressorte de l’ordinaire, rien de spécial, juste des phrases et des mots empilés… Sans particularités, sans envergure, sans ambition, sans ampleur, sans aspérités… Très, mais alors très anodin!
M. d'ALONE sait intéresser ses lecteurs, mais pas les passionner, il sait «titiller» leur curiosité, mais pas les retenir, il sait comment faire pour tenir en haleine ses lecteurs, mais a la toute fin, on a l'impression que tout cela ne mène à rien... En clair, on ne comprends pas vraiment «l'utilité» de ce livre, puisque a la fin il n'apporte rien à son lecteur... Et sincèrement, je me demande ce qu'il m'en restera dans quelques temps... Sans doute pas grand chose...
A la fin du livre l’auteur brise même le «Quatrième mur» pour s’adresser directement au lecteur, et lui dire que s’il veut mieux comprendre la fin de l’histoire, et connaître sa suite, il n’a qu’à lire la suite de ce livre… Pas très «cavalier», ni très opportun je trouve de la part de l’auteur!..
Est-ce que je conseille la lecture de ce livre? Pourquoi pas? Ce n’est pas transcendant, pas vraiment passionnant, pas terrible... Mais si vous voulez avoir un bon exemple de ce que l’on peut faire avec beaucoup d’imagination, et d’immenses connaissances culturelles… Alors, ce livre vous attend!
Attention, il y a un grand point négatif cependant. Dans mon édition, j'ai eu droit à un minimum d'une faute d’orthographe, d’accord ou une coquille par page, sans compter les changements intempestifs de temps au cours d’une même phrase! Le tout est absolument horripilant, m’a gâché toute ma lecture, quand cela ne m'a pas carrément éclaté la rétine!.. Il y a une page où j’ai même compté 8 fautes pour 15 lignes! Je comprends aisément que le français n’est pas la langue maternelle de M. d’ALONE, mais une relecture et une correction auraient été certainement très utiles…
(1). William SHAKESPEARE (1564 – 1616), Cf. Ici sur CL : https://critiqueslibres.com/i.php/vauteur/2376
(2). Cf. : Ici sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Matrix_(film)
(3). Cf. : Ici sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Star_Wars
(4). Cf. : Ici sur CL : https://critiqueslibres.com/i.php/vauteur/895
(5). Cf. : Ici sur CL : https://critiqueslibres.com/i.php/vauteur/39127
Septularisen - - - ans - 29 octobre 2023 |