Détective Conan, tome 43
de Gōshō Aoyama

critiqué par Koolasuchus, le 30 avril 2023
(Laon - 35 ans)


La note:  étoiles
A la recherche d'une marque sur les fesses !
Au retour de l'école, Conan et ses amis du club des Détectives Juniors croisent la route d'un mystérieux agresseur laissant une étrange marque sur la main d'Ayumi ainsi que sur le postérieur de Genta. Aidés par les inspecteurs Satô et Takagi, ils vont ainsi trouver à quoi correspond ce symbole mais loin de permettre la résolution du mystère cela va plutôt les amener à plusieurs suspects...

Poursuivant ainsi l'intrigue entamée dans le tome précédent, nous avons droit ici à un mystère qui démarre de manière intrigante mais qui se termine de manière assez classique. Certes, il reste correct et c'est toujours plaisant de voir Satô et Takagi mais je m'attendais à quelque chose d'un tantinet plus original ou du moins un peu plus drôle.

L'humour sera néanmoins présent dans l'enquête suivante. Kogoro est missionné par la serveuse du café qui se trouve dans le même immeuble que son bureau pour retrouver le propriétaire d'un portable oublié recevant d'étranges appels. Bien évidemment, il sera assisté par Conan et cela ne sera pas de trop car ce qui s'apparente de prime abord à un simple oubli recèle en réalité un bien plus gros secret.

Très différente des enquêtes habituelles, que ce soit sur son point de départ ou bien son déroulement, celle-ci laisse plutôt la part belle à Kogoro et permet également à l'agente Yumi, une collègue de Satô et Takagi, d'être mise en avant. Comme bien souvent, certains éléments sont un peu tirés par les cheveux mais ce mystère permet au moins d'offrir quelque chose d'assez original et de franchement sympathique.

Dans la suite du volume Conan retrouve son ami et rival Heiji Hattori pour enquêter sur le meurtre d'un fabricant de jouets. De format plutôt classique, cette histoire n'en est pas moins efficace malgré une résolution qui traîne un peu en longueur et l'importance des kanjis dans cette enquête qui rend la compréhension pas toujours évidente quand, comme moi, on ne comprend pas grand chose à l'écriture japonaise. L'autre point notable de cette intrigue est également la mise en avant des relations entre Heiji et son amie Kazuha, ce qui contrebalance un peu le fait d'avoir eu une enquête moins ambitieuse qu'à l'ordinaire car en règle générale les affaires mettant en scène le duo Conan/Heiji sont plus prenantes.

Fort heureusement, c'est ce à quoi nous avons droit dans la fin du volume. Conan, Heiji, Ran, Kazuha et Kogoro assistent à la finale d'un tournoi de base-ball. Évidemment les ennuis vont vite arriver quand, en répondant à un portable « oublié » (oui, encore un), les deux détectives entrent en contact avec un poseur de bombes menaçant de faire exploser le stade s'ils ne découvrent pas son identité...

Même s'il est vrai que le coup du stade pris en otage n'est pas une nouveauté dans la série, il n'en reste pas moins que cette intrigue est très prometteuse ne serait-ce qu'avec la présence d'Heiji. La fin n'aura cependant lieu que dans le tome d'après mais le début est tout de même assez dynamique et arrive assez vite à poser une certaine tension.

Après un quarante-deuxième tome intense et assez riche en révélations, Gosho Aoyama revient donc ici avec des enquêtes un peu plus conventionnelles et pas toujours forcément marquantes mais qui arrivent tout de même à être assez variées et disposant bien souvent d'une petite touche d'originalité. Ainsi, même s'il est un peu frustrant que l'histoire avec l'organisation des hommes en noir marque un peu le pas dans ce volume, il reste assez sympathique à lire tout en permettant la mise en avant de quelques personnages secondaires qui méritent bien que l'on s'attarde sur eux de temps en temps.