Vendredi soir, début avril, un jour de départ en vacances.
Le départ de L'Intercités de nuit Paris-Briançon n° 5789 est prévu à 20H52. L’arrivée en gare de Briançon à 8H18.
A son bord, environ cent soixante voyageurs dont quelques-uns, bien qu’ils n’aient rien en commun, vont tisser des liens avant qu’un redoutable événement ne fasse voler leurs vies en éclats.
La promiscuité et l’insomnie vont favoriser les rapprochements. Au fil du récit, on connaîtra des bribes de la vie de chacun, seul intérêt de la lecture de ce roman décevant.
On assistera à une partie de belote transgénérationnelle, à une tentative de séduction de la part d’un représentant de commerce avec une jeune femme qui fuit un mari violent accompagnée de ses deux enfants, au début d’une relation amoureuse entre un médecin généraliste et un hockeyeur qui nous donnera droit à quelques beaux passages sur la souffrance d’un homme qui n’arrive pas à assumer sa différence.
Tout ceci rythmé par les arrêts dans les gares où l’on descend vite fait pour en griller une, ou détendre ses membres engourdis.
Le scénario s’avère cousu de fil blanc à la page 133 (il y en a 200). A partir de la page 141 vous pouvez abandonner la lecture tellement ce qui suit n’a aucun intérêt.
La lecture de ce roman ne m’a rien apporté. Que ce soit le plaisir ressenti à lire une belle écriture ou celui qu’on éprouve à suivre un bon scénario au suspense bien ficelé. Ce à quoi je m’attendais en lisant la quatrième de couverture.
Dommage.
Meije - - 70 ans - 2 octobre 2022 |