Né sous une bonne étoile
de Aurélie Valognes

critiqué par CHALOT, le 4 novembre 2021
( - 73 ans)


La note:  étoiles
un peu d'espoir dans l'école républicaine
« Né sous une bonne Etoile »
roman d'Aurélie VALOGNES
chez Fayard/Mazarine
372 pages
avril 2021



L'avenir de Gustave semble tout tracé, il semblerait déterminé par son milieu populaire et par ses difficultés personnelles : dyslexie ….
Il a du mal à l'école, il est rejeté par les autres, l'école semble le repousser, il a l'impression qu'il n'est pas fait pour elle.
Sa grande sœur réussit, elle, très nettement égoïste, elle s'installe dans le moule et aura un avenir serein.
C'est écrit....ou presque.
Gustave souffre, il essaye parfois de se défendre mais abandonne souvent un combat perdu d'avance.
Sa mère le couve au lieu de l'aider mais peut-elle faire autre chose.
Son amour est utile.
Quant au père, il est dramatiquement absent mais s'apercevra t-on réellement de son départ quand il partira avec une autre.
Au début et jusqu'en 6ème, Gustave ne pourra pas profiter du soutien de ses enseignants qui pour les « meilleurs » le délaissent et pour les autres le mettent de côté quand ils ne le raillent pas.

Un enseignant doit aider l'élève-enfant à se mettre debout.
Certains ne le font pas, d'autres si.
Gustave finit de rencontrer la perle, pas si rare que ça, qui détecte dans ce petit garçon rebuté par l'école, un être qui est mu par de nombreuses potentialités non encore révélées
« La vie peut basculer d'un côté ou de l'autre, il suffit d'une rencontre. »
Ce roman fluide au possible, bien écrit et plein d'humanité est un cadeau pour tous ceux qui ont envie de faire bouger les choses, de croire que rien n'est bouclé et que l'avenir de chacun n'est pas déterminé.
Si on est pas né sous une bonne étoile, on en cherche une autre avec une aide si possible, il y a tant d'étoiles !

Jean-François Chalot.