Les portes de la perception animale
de Benoit Grison, Arnaud Rafaelian (Dessin)

critiqué par Colen8, le 31 juillet 2021
( - 80 ans)


La note:  étoiles
Fin d’une prétendue supériorité humaine
Que d’inventivité l’évolution ne dévoile-t-elle pas dans le règne animal ! Un bricolage plus ou moins sophistiqué s’est installé sur des millions d’années pour créer des fonctions hautement adaptées à la survie et à la reproduction de chaque espèce. Des univers sensoriels souvent bien supérieurs à ceux d’Homo sapiens ont été découverts et sont expliqués par les chercheurs.
Dans les airs, au fond des océans, sur terre ou enfouis dans le sol les capacités sont là pour voir plus de couleurs, recevoir ou émettre plus de fréquences sonores, utiliser le goût pour s’alimenter et se soigner, renifler par l’odorat mais aussi par des vibrations la présence de proies ou de prédateurs, sentir les champs magnétiques et électriques en guise de GPS, percevoir pour les anticiper des phénomènes météo ou sismiques.
Les espèces sociales d’insectes, de poissons, de reptiles, d’oiseaux, de mammifères utilisent entre eux des gammes très diverses de signes de communication et de reconnaissance. Les invertébrés ne sont pas en reste à en croire les étonnantes performances des poulpes avec leur bras largement pourvus de neurones pour tirer malgré leur fragilité le meilleur parti de leur environnement.
On a entre les mains une série d’informations des plus savantes servies par les illustrations hilarantes d’Arnaud Rafaelian.