Combats et métamorphoses d'une femme
de Edouard Louis

critiqué par Ichampas, le 27 juillet 2021
(Saint-Gille - 60 ans)


La note:  étoiles
Une mère émouvante
Quatrième de couverture
Pendant une grande partie de sa vie ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l'écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée pour toujours par cette double domination, la domination de classe et celle liée à sa condition de femme. Pourtant, un jour, à quarante-cinq ans, elle s'est révoltée contre cette vie, elle a fui et petit à petit elle a constitué sa liberté. Ce livre est l'histoire de cette métamorphose.
É. L.
Édouard Louis est écrivain. Ses trois premiers romans ont été traduits dans une trentaine de langues. Il a collaboré avec de nombreux metteurs en scène comme Stanislas Nordey ou Thomas Ostermeier. Il est également l'un des traducteurs de la poétesse canadienne Anne Carson. Depuis 2019, il enseigne à La Manufacture – Haute école des arts de la scène de Lausanne.

Mon avis
Un récit émouvant, autobiographique, la vie d’une femme à qui la vie n’a pas fait beaucoup de cadeaux. Elle a fait comme elle pouvait, son fils nous trace son portait finement. J’aime ce genre littéraire, l’auto-social-biographie, avec un style simple et accessible mais travaillé.
Edouard LOUIS est sur les traces d’Annie ERNAUX, je pense qu’il s’en inspire.
Hommage à la mère 7 étoiles

Pas grand-chose à ajouter sur ce récit évoquant la mère de l’écrivain.

Cette femme qui rêvait d’être quelqu’un, de vivre le grand amour, d’avoir une vie palpitante, est restée bloquée dans la misère sociale, morale et humaine.

Elle n’a pas rencontré les hommes qu’il fallait pour cela.

Malgré son incapacité à exprimer ses sentiments en raison d’une pauvreté intellectuelle, elle est vue par son fils comme une femme exceptionnelle dont les ressources d’humanisme n’ont pu être exploitées.

Ma seule crainte est qu’Eddy Bellegueule reste et demeure cantonné dans des récits où l’inspiration vient de sa propre existence. J’aimerais le lire dans une pure fiction, et je pourrais ainsi avoir la confirmation de son talent.

Pacmann - Tamise - 58 ans - 10 avril 2022