L'Irlandaise du Dakar
de Denis Tillinac

critiqué par CC.RIDER, le 11 octobre 2020
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Sur le rallye mythique
Pierre Devilliers, quarante ans, retrouve par hasard Denys de Barrois, un ancien ami de lycée, au bar de la Coupole. Celui-ci lui propose de participer au mythique rallye Paris-Dakar. Il ferait partie d’un de ses équipages et n’aurait qu’à écrire quelques articles pour « Le Figaro Magazine ». N’ayant ni goût pour les courses automobiles ni connaissance mécanique d’aucune sorte, Devilliers hésite longuement avant de finir par accepter. Il se retrouve à Versailles à bord d’un camion conduit par Le Beauceron et co-piloté par Le Toubib. À Rouen, il croise la route d’une très jolie anglo-irlandaise nommée Mary Kellygan qui fait équipe avec un certain Kirkpatrick, grande brute irlandaise qui, sur un camion monstrueux, veut gagner à tout prix dans sa catégorie. Le premier contact est assez froid. Mary semble plutôt indifférente. Elle trouve Pierre un peu trop « intellectuel ». Mais au fil des étapes, tout va lentement évoluer…
« L’Irlandaise du Dakar » est un roman sentimental et d’aventures de par le cadre assez particulier du rallye mythique. Le lecteur remarquera qu’il s’agit de la toute première version de l’épreuve, celle qui traversait la France, l’Algérie, le Sahara, le Mali, la Guinée et qui arrivait vraiment à Dakar. Déjà la débauche de matériel, d’énormes camions, les escadrilles de motos tous terrains, les bolides et autres buggies déferlaient en pétaradant dans une Afrique encore bonne enfant. Vers la fin, le matériel rendant peu à peu l’âme, le héros passe plus de temps en avion qu’en camion. On apprend assez peu de choses sur les coulisses de l’évènement. Mais on passe quand même un bon moment de lecture, l’amourette entre le romancier (Devilliers étant bien entendu l’avatar littéraire de Tillinac) et la très délicieuse Irlandaise restant au demeurant charmante. Le style est fluide et agréable à lire. Un ouvrage divertissant sans plus aussi vite lu qu’oublié.