Personne n'est obligé de me croire
de Juan Pablo Villalobos

critiqué par Pacmann, le 9 juin 2020
(Tamise - 59 ans)


La note:  étoiles
Suréalisme mexicain en mode catalan
Quand le jeune Juan Pablo accepte de voir son cousin une dernière fois avant de quitter le Mexique et s'envoler pour Barcelone poursuivre son doctorat en littérature, il ne se doute pas dans quoi il s'embarque.
Il se retrouve au centre d’une affaire des plus louches et à la merci d'un groupe mafieux dont le chef, surnommé l'Avocat, va lui imposer une mission difficile à assumer.

S’il y a des images décalées de Barcelone et de ses habitants et une forme d’humour... le style reste tantôt trop lent, tantôt parsemé de coups nerveux d’accélérateur, et n’est de toute manière pas très littéraire (c’est le moins qu’on puisse dire).

Ce roman à plusieurs voix m’a donc laissé perplexe et finalement m’est tombé des mains. J’ai tout de même par curiosité lu les dernières pages afin de voir comment cela finissait, car on n’a jamais l’impression que le récit démarre vraiment, et cela m’a donné raison de ne pas avoir poursuivi ce fouillis auquel on ne sait pas accrocher une quelconque réalité.

Ce bouquin a donc subi un abandon assumé au milieu du gué.