Une vague odeur de tabac froid
de Natacha Nisic

critiqué par Clarabel, le 1 avril 2004
( - 48 ans)


La note:  étoiles
Du "pouah" littéraire
Bon, ce roman de Natacha Nisic ne restera pas inscrit dans les annales. Personnellement je n'ai pas beaucoup aimé. Lire les longues errances d'un jeune homme actuel, sans travail, sans ambition, sans vie sentimentale... Non merci. Et dire que l'auteur a brodé autour pendant 170 longues pages !! pitié.

Fils d'un acteur connu dans les années soixantes, ce garçon ne cache pas sa haine envers celui-ci. Il le tient pour responsable du suicide de sa mère, et depuis sa soeur et lui ne lui parlent plus. Il sait juste qu'il vit quelque part à Passy. Mais en fait cela a très peu d'importance car le héros de ce roman vit à Paris, dans un studio rue de Charonne, il a tenté d'être comédien et puis il a arrêté d'aller aux castings. Sa seule occupation est de marcher de longues heures sur les quais, rêvasser, attendre l'apparition "belle, menue et féline".

En fait de véritables relations suivies, ce garçon suit des femmes qui le choisissent pour leur tenir compagnie le soir, au restaurant, en soirée. Ainsi, Angela : une jeune femme trop débordée pour lui, qui court sans cesse après le travail, et qu'il croit un jour pouvoir construire un bout de chemin avec s'il arrivait seulement à lui parler, à lui avouer qu'il ne cherche plus à travailler, sauf à flâner.

Mais non, Angela ne l'entend pas. C'est trop tard, impossible. Un temps, il tape des saisies pour une agence de multimedia, et puis il quitte ce travail abrutissant. Par hasard, son journal intime va intéresser une éditrice et être publié en roman à succès. Mais ce tourbillon lui fait tourner la tête... et son livre est un vrai torchon "niais et pathétique" (...), "déballer sa vie comme ça, sans aucune pudeur, c'est insupportable." Sa nouvelle petite amie le quitte... bref on termine ce roman comme on l'a commencé. Sans queue ni tête.
"Je redeviendrai celui que j'étais avant, le cloporte enrhumé du onzième arrondissement qui se couvrait les épaules à l'aide d'un plaid rude au toucher, un triste idéaliste qui lisait des prospectus, allongé sur le lit de sa chambre de bonne, et qui répondait parfois au téléphone."

Un roman avec peu d'intérêt, où l'oisiveté et l'inconstance sont les règles maîtresses du jeu. Trop confus. Ennuyeux.
Pouah.