Leonie Imbeault
de France Vézina

critiqué par Libris québécis, le 29 août 2016
(Montréal - 82 ans)


La note:  étoiles
Rêver sa vie et vivre ses rêves
Ce roman a le pouvoir d'insuffler le goût de vivre à quiconque souhaite mettre un terme à sa neurasthénie, engendrée parfois par des personnes bien intentionnées, souvent des parents qui détournent de leur route ceux qu'ils veulent aider.

C'est le cas pour Léonie, une fille qui rue comme un cheval rétif dans les brancards. Elle n'est pas révoltée, mais elle veut être libre comme le vent afin de marier l'imaginaire à la réalité. Pour Léonie, l'onirisme doit s'incarner. Personne ne parviendra à la faire dévier de son objectif, pas même une thérapie en psychiatrie. Ses intentions s'affermissent dans l'écriture d'un conte équin qui, comme un grimoire, établit ce qui confère la liberté. Ce personnage est le fruit de la plume d'Émilie Lajoie, une veuve qui s'est vu refuser un scénario de film. Petit à petit, elle le transforme en roman, celui de l'histoire de Léonie.

En somme, nous assistons à la naissance douloureuse d'une œuvre conçue pour sauver l'âme d'une femme en quête de salut par l'écriture. Le roman, un tantinet nouvel âge, propose une piste de rédemption. Mais il faudra beaucoup de patience pour suivre les dédales foisonnants que livre une plume poétique et fort bavarde.