Icare au labyrinthe
de Lionel-Édouard Martin

critiqué par Gregory mion, le 18 juin 2016
( - 41 ans)


La note:  étoiles
Voyage en Icarie littéraire.
Voici peut-être l’une des questions les plus délicates de la création littéraire : comment le personnage vient à l’esprit du romancier et comment ce même romancier finit par s’en défaire après l’avoir longuement apprécié ? Loin de proposer un traitement scolaire de cette énigme, Lionel-Édouard Martin, dans son nouveau roman, emploie un dispositif habile où il se met lui-même en scène en train de dialoguer avec son personnage, comme une sorte de Socrate qui inventerait son propre interlocuteur après avoir éprouvé toute la jeunesse philosophique d’Athènes. Ce rapprochement avec l’homme jadis le plus sage de la Grèce ancienne contient en creux bien d’autres aspects qui le justifient. Il y a d’abord l’impression que le narrateur d’Icare au labyrinthe respire un air de pureté attique, ferme dans sa parole et droit dans sa grammaire, à quoi s’ajoute inexorablement la sensation sinon d’être isolé, du moins de se vivre en aparté du monde tel qu’il va, contre les vents et les marées, en-deçà des modes et des traditions, et cette soustraction de soi (« le degré zéro du narcissisme », p. 75) ne peut que déboucher vers une ciguë spécifique (matérialisée ici sous la forme d’une puissante empreinte « d’inexistence » – cf. p. 155). Il y a ensuite l’attitude qui consiste à postuler un monde plus haut que le nôtre. Socrate, depuis les yeux de son âme, s’efforçait chaque fois de regarder le monde intelligible parce qu’il représentait selon lui toute la réalité, toute la raison d’être derrière les apparences quotidiennes trompeuses du monde sensible, et Lionel-Édouard Martin, depuis les entrailles de sa bibliothèque mentale, superpose à la nécessité des événements réels une force livresque amplificatrice, quelque chose comme une résistance fictionnelle chargée d’approfondir l’architecture melliflue d’une société spirituellement paralysée. Autrement dit, pour entériner un rapprochement et non pas une équivalence, ce n’est pas tant un monde intelligible qui se met en évidence dans ce roman, mais plutôt un monde intelligent, celui, en l’occurrence, de la littérature.
Le grand sujet de ce roman se découvre donc avec davantage de précision désormais : faire advenir un personnage qui embellit, un être de fiction cristallisant que l’on aurait conçu grâce aux matériaux disposés à l’intérieur d’un énorme magasin de souvenirs littéraires. À sa manière à la fois gouailleuse et concise, pince-sans-rire et gentiment professorale, Lionel-Édouard Martin fait le bilan romanesque de ses lectures, déballant sa bibliothèque comme un double bienvenu de Walter Benjamin, et de ce brassage qui sent la vieille page jaunie aussi bien que la collection précieuse, naît la petite Palombine, inspirée de la « Plombagine » citée par Léon-Paul Fargue à l’ombre d’un poème (cf. pp. 18-9 et 71). Toutefois, dans la mesure où « Plombagine » avait du plomb dans l’aile, à savoir une certaine pesanteur dans la façon de se dire, l’allègement était de mise avec le choix de faire naître une Palombine adorablement prénommée, extase sonore, palombe au ramage vivifiant. Jeunette de vingt ans, Palombine est résolument la « créature » exaltante de son Pygmalion de cinquante-trois ans (cf. p. 27). Par ailleurs, dans un drôle d’accès de compléments circonstanciels, on apprend que Palombine a été rencontrée sur le réseau Facebook, qu’elle a sans doute été attirée par le « prestige de l’écrivain » (p. 17) et que, très accessoirement parlant, elle est dotée d’une croupe attirante qui impose le respect à son vieux Frankenstein lettré, à moins qu’il ne faille lorgner du côté d’un monsieur Teste qui serait là intimidé par le vaillant pouvoir de la chair féminine (cf. p. 43).

Quoi qu’il en soit, un livre si obstinément ancré dans le souci littéraire joue forcément le jeu de l’intertextualité permanente. En fin d’ouvrage, fort opportunément et à l’attention du lecteur curieux qui voudra être soulagé de ses spéculations, on trouve une liste des auteurs « identifiés de manière plus ou moins explicite » (p. 174) tout au long de ce tête-à-tête entre l’écrivain et son personnage. Néanmoins, en surplomb de cette charmante articulation de références, il y a ce titre un peu équivoque – Icare au labyrinthe. On se permettra de proposer les deux hypothèses suivantes, relativement conformes aux données de la mythologie grecque : premièrement, pour aller au plus simple, on pourrait supposer que le Lionel-Édouard Martin du roman est un Icare qui finit par être consumé par son impressionnant savoir (en quoi il partagerait une agonie littéraire avec le professeur Kien inventé par Elias Canetti) ; secondement, pour étendre la réflexion, on pourrait assimiler Icare au personnage de Palombine, parce que cette jeune femme est comme prisonnière du dédale référentiel de son créateur, et, de surcroît, sa seule façon d’en sortir dépend du bon vouloir de celui qui lui a donné la vie. Ceci étant posé, on ne s’étonnera pas de ce que Palombine finisse par filer un mauvais coton (cf. pp. 170-1), détruite en quelques lignes incandescentes, sanguinolentes aussi, où le rouge du sang qui coule se confond à la noirceur de l’encre utilisée par le romancier, ultimes salves jaculatoires avant le point final, cet instant où le livre se termine et où même les personnages survivants meurent de n’avoir pas une autre page où se relancer. L’un dans l’autre, le mythe originel d’Icare appelle d’innombrables réécritures, et de ce point de vue nos hypothèses sont restreintes, ne serait-ce déjà que parce qu’il serait possible de recommencer à penser à partir du Vol d’Icare de Raymond Queneau, une référence qui n’a sans doute pas été négligée par Lionel-Édouard Martin durant la composition de son roman.
En outre, pour en revenir à l’intertextualité en tant que telle et pour établir directement la transition avec ce qui précède, il apparaît que le pétillant caractère de Palombine n’est pas sans nous remémorer la gamine Zazie du Zazie dans le métro de Queneau (« elle est plus Zazie que Colombine », p. 26). Du reste, le « Doukipudonktan » qui donne le « la » dans le roman émérite de Queneau, de même qu’il fait office de néologisme hyper-oralisé, constitue probablement l’origine du « Boulkièsécachieu » de Palombine (p. 57, pour verbalement agglutiner « Boules Quies et cache-yeux »). Bien que particularisée ici sous sa forme excessive, l’oralité s’exerce à des niveaux plus variés dans le livre, que ce soit par l’exubérance de certaines conversations ou par les flux de conscience du narrateur, qui feraient d’excellentes récitations publiques si l’on entreprenait de les scander.
L’autre nom incontournable qui irrigue ce texte est celui de Proust. Les aubépines et les clochers ont cependant été remplacés par le motif liquide de la Gartempe, rivière qui baptise de ses eaux trompeusement placides la cité de Montmorillon (cf. pp. 123-5), la ville natale de Lionel-Édouard Martin, centre névralgique du roman, épicentre émotionnel, comme le sont par ailleurs « Les intermittences du cœur » dans Sodome et Gomorrhe, l’exact milieu de La Recherche proustienne, cœur battant la chamade de la seconde arrivée à Balbec et cœur combattant le douloureux serrement causé par le vrai deuil de la grand-mère. Or à Montmorillon, le moins que l’on puisse affirmer, c’est que le cœur du narrateur est rudement mis à l’épreuve – le défi de la réminiscence perturbante le dispute à l’appel implacable des racines, retrouvailles essentielles avec les lieux fondateurs d’autrefois, même si tout n’est dorénavant qu’un « lieu-dit » (cf. pp. 61-2), une géographie de mots et d’expressions consignés en anthologies de la toponymie, quantités de connaissances qui divertissent « LioLio » et sa Palombine, sommes étymologiques qui font parallèlement le bonheur du professeur sorbonnard Brichot, personnage magnifiquement proustien qui se livre à une pédante anamnèse des noms de villages normands, tel un médecin du « lieu-dit », toubib exégète traquant le moindre symptôme dans la moindre inflexion bizarroïde touchant à tel bourg ou tel hameau esseulé. Il y a au demeurant un zeste de Brichot dans ce Lionel-Édouard Martin auto-romancé, et nous l’écrivons avec bienveillance, parce qu’il existe en nous tous quelque chose d’un Brichot. Chacun en effet aime à monter en chaire, même pour se perdre en considérations banales ou hermétiques.

Un roman d’aussi grande facture littéraire ne saurait en outre faire rétention de plusieurs conseils de création en la matière. Le narrateur évoque ainsi une « servitude volontaire » (p. 58) à l’égard de son personnage. Il n’est en ce sens pas souhaitable de prendre son personnage pour un caniche de compétition qui gigoterait à notre convenance au bout d’une laisse. Écrire, c’est ne rien préméditer, c’est partir à l’aventure, à la bonne franquette, et ce tempérament non-interventionniste se vérifie avec la mention d’un « road movie » (p. 59) promis par le narrateur. Sartre dirait que l’écrivain ne doit pas forcer la main de ses personnages, qu’il ne doit pas les affubler de directives déterminantes. Il ajouterait que les sentiments ne se donnent pas aux personnages, mais qu’ils se prêtent, comme pour mieux être ressaisis par la suite lorsque les personnages nous montrent la ferveur de leur authentique liberté (cf. Sartre, Qu’est-ce que la littérature ?). Dans une verve moins existentialiste mais tout aussi efficace, Stephen King dirait que le travail de l’auteur se résume à observer ce qui se passe dans la vie des personnages et à le retranscrire le plus fidèlement possible, avec peut-être les scrupules d’un secrétaire. Dans cette perspective, il est clair que Palombine incarne un fort coefficient de liberté – elle ne coïncide jamais avec une essence, elle n’est qu’une suite d’accidents qu’elle présente à son créateur, qui l’a tirée de « plusieurs sèves distinctes, convergentes […] » (p. 172). Ce point entre bien sûr en contradiction avec l’idée d’une Palombine-Icare éliminée par son géniteur (ce serait donc elle qui aurait enjoint son « père » à la faire disparaître).
Palombine incarne encore ce qui vaut la peine que l’on se retire du monde, car, indubitablement, un bon personnage vaut mieux que d’être mal accompagné dans le réel par de véritables personnes. Ceci répond à la question « Pourquoi écrit-on ? » (cf. p. 88). La réponse de Lionel-Édouard Martin est à la fois misanthrope et pleine d’humilité : on écrit parce qu’on refuse de participer à la course de la vie (au très harassant curriculum vitae) ; on écrit parce qu’on désire s’installer en dehors du spectaculaire, du prosaïquement cinétique. La misanthropie n’est pas difficile à percevoir dans le caractère de celles et ceux qui s’enferment pour écrire – ils n’ont pas de goût pour le « gros » monde et ils vivent mieux sous l’égide de leurs trouvailles psychiques. Quant à l’humilité, elle n’est pas plus difficile à comprendre. C’est l’humilité d’un homme qui ne se sent pas de monter sur ses grands chevaux, de faire cavalcade sur les foules, de vendre sa création comme l’on vendrait un vulgaire produit. Ce Lionel-Édouard Martin-ci n’est au fond pas très différent du vrai : il enrage contre les éditeurs qui ne publient plus les œuvres d’humilité (cf. pp. 34-5 et 141), et, dans le même temps, il redoute le moment où il faut rencontrer le public, il s’estime intempestif (cf. pp. 160-4), ne voulant pas ressembler à ceux qui voudraient faire passer leurs textes pour tout ce qu’ils ne sont pas. Pas d’esbroufe dans la littérature, ce pourrait être le mot d’ordre qui court d’un coin à l’autre de ce livre qui aura le destin de son allure : une imperceptible notoriété, un souffle d’octogénaire dans la tempête, un effet vaguement secondaire sur le paysage éditorial français qui s’empiffre d’esbroufeurs et de faiseurs.
A propos d'Icare au labyrinthe de Lionel-Edouard Martin 10 étoiles

A ceux qui ne verraient dans le beau livre de Lionel-Edouard Martin qu’un panorama de quelques mornes petites provinces françaises enclavées (petites et mornes car on n’y parle pas ici des régions à la mode chez les touristes : Provence, Bretagne, Côte d’azur, Sud-Ouest, Alpes, Pays Basque, Corse, etc.), on peut répondre sans paternalisme qu’ils sont sans doute nés trop tard pour connaître et apprécier ces terres à la singulière agonie. Mais dans ce cas, on oublierait de dire qu’en vérité ce qui frappe au premier chef, c’est cette impression de retrouvailles, sans avant ou arrière-garde, revendiquée ou inconsciente, avec la langue française comme elle a connu ses beaux jours à travers certaines œuvres, quelle que fût leur appartenance à un courant, une tendance ou une mode littéraire.
Si on peut retrouver l’empreinte évocatrice de Giono ou de Ramuz dans l’approche poétique de certaines images qui laisserait penser au premier abord que Lionel-Edouard Martin est un écrivain du terroir (alors que c’est sa langue qui vient de la terre), il existe dans le procédé imaginaire de l’auteur une formule ou une trouvaille que n’auraient pas reniée certains auteurs du Nouveau Roman ou de l’Oulipo et qu’on retrouve par ailleurs dans un autre livre de Giono, Noé, où l’auteur décrit dans les premières pages comment il voit Langlois, le héros d’Un roi sans divertissement, se tenir devant lui, avec son bâton de dynamite en bouche. En somme, un roman des origines qui nous livre l’origine du roman et aussi celle de l’écrivain, un soir qu’en regardant une séance de catch le samedi soir à la télévision dans la maison de « Montmo », il sortit de lui-même, se prenant pour un « ange scrutateur ».
Car cette écriture « qui fait la boule », vivant de mouvements ophidiens, se rétractant et se dénouant dans la phrase au rythme des syllabes, peu à peu, nous fait entrer dans autre chose qu’un simple effet de style. Progressivement, on s’aperçoit qu’Icare au labyrinthe est une tentative de poème dans le roman. On a pu aimer le style poétique de Céline, Proust, Aragon, Gracq, Giono ou Cendrars mais il me semble ici qu’on avance un cran plus loin, cette invention de la langue (au sens religieux et au sens technique du terme) au sein de la narration d’un roman qui apprend à naître, tout cela pourrait nous conduire à abuser du vocable de « proème » inventé par Francis Ponge pour tenter de révéler le genre littéraire auquel appartient Icare au labyrinthe.
Car Palombine n’est qu’une excroissance de Lionel-Edouard Martin dont il nous offre la parthénogenèse dans cette phrase de Léon-Paul Fargue où gît le mot de « plombagine » – que l’on retrouve également dans les premières lignes de Bourlinguer de Blaise Cendrars (« Je ne souffle mot. Je regarde par la fenêtre Venise. Venise. Reflets insolites dans l’eau de la lagune. Micassures et reflets glissants dans les vitrines et sur le parquet en mosaïque de la Bibliothèque Saint-Marc. Le soleil est comme une perle baroque dans la brume plombagine qui se lève derrière les façades des palais du front de l’eau et annonce du mauvais temps au large, crachins, pluies, vents et tempête. Je ne souffle mot. »), ce qui n’est pas sans rappeler que l’auteur a planté en exergue de son opus quelques lignes du même Blaise, avec une malignité qu’il ne dédaignerait sans doute pas puisque l’intertextualité est ici totalement revendiquée (voir la note de l'auteur en fin de volume). Puis, nous assisterons à l’accouchement de Palombine sur une banquette de molesquine dans une brasserie de l’avenue de la Motte-Piquet.
Mais depuis la plume de Lionel-Edouard Martin, « Plombagine » se défait d’une lourdeur génétiquement littéraire et devient « Palombine, aérienne et claire, manifestement colombe à la ressemblance du Paraclet, si tant est qu’elle existe et ne se résout pas en une fiction de pure utilité romanesque, jeune fille censée m’accompagner dans mon périple et m’évitant le soliloque ». Si ce n’est pas là la définition de l’art romanesque de Lionel-Edouard Martin, cela résume pourtant l’objectif existentiel de l’écriture : éviter le soliloque. Autant l’art est inutile à la conservation générale de l’espèce, autant il est, pour ceux qui le pratiquent, une condition de survie, un acte positif vers le retour à la vie consciente alors que tout semble indiquer à coup sûr la perdition et la folie. « Ça crève autour de moi que c’en est terrifiant. Dormir seul, non, mais rester seul, oui. Je n’ai plus grand monde, que toi… »
Mais l’écriture, devenant recherche de la langue, procède en premier lieu à une archéologie de ses sources et suscite, par conséquent, la langue de l’enfance qui ne fut jamais tout à fait endormie mais que l’usage de la vie a patinée sur ses lèvres et qui, tout à coup sous la plume, rejaillit avec un étonnement tout aussi enfantin. « La matière demeure mais la forme se perd : mais de matière, qu’est-ce qui demeure quand il n’y a plus qu’un trou ? » Le fameux trou de mémoire dont l’écriture devient le seul réel qui restera de ce temps si oublié et pourtant si recherché.
Une langue, donc. Qui reste liée au parler de l’enfance mais pas d’une enfance abstraite, intemporelle, sans géographie ni histoire ni gastronomie, non, l’enfance héritière de tout cela au contraire, avec ou sans le consentement de l’homme qu’il devient inexorablement, celle qui permettra de mettre la couche de vernis sur les mots pour en préserver le bois le plus longtemps possible. Au bois s’ajoutent l’arbre, la terre, le climat, l’époque. La coupe de bois dit tout cela. Et c’est à ce travail que se livre la langue de Lionel-Edouard Martin. Elle serpente dans un pays imaginaire, de la même manière que Faulkner transforma son petit timbre-poste natal en comté apocryphe.
C’est ce que certains semblent lui reprocher d’ailleurs, comme Machin-Chose. « Oui, on dirait qu’elle est nouée. Du genre nœud musculaire, crampe, la crampe douloureuse qu’on a beau frictionnée, rien ne se résorbe. Vous écrivez trop dense. Ça fait la boule. » Ce qu’il veut dire par là, c’est que la langue de Lionel-Edouard Martin nous oblige à lire et à écouter chaque mot là où les standards actuels se situent à peu près à la lecture et sont généralement aphones. Ecouter, pour mieux entendre la musique, mieux chanter aussi. Portechrist y va de son petit couplet sous la douche. « Mais ça sonne, oui ! Je me récite votre Sang des bêtes tous les matins sous la douche, je vous garantis que ça sonne. »
Au milieu de tous ces chemins de France qui sont aussi ceux de notre vie, sans se superposer parfaitement mais pourtant indissociables, Lionel-Edouard Martin choisit la solution d’Icare, là où d’autres ont ou auraient pu choisir celle de Sisyphe ou de Prométhée, nous indiquant ainsi que pour sortir du labyrinthe mental il faut passer au-dessus, s’échapper vers les airs, avec ou sans Palombine, puisque c’est vers là que tout conduit et de là que tout vient, vers le soleil improbable que même l’écriture n’atteindra jamais.

Pierre-Charles Kaladji - - 43 ans - 25 juin 2016