Un homme à la rue
de Michel Franceus

critiqué par Ddh, le 11 février 2016
(Mouscron - 84 ans)


La note:  étoiles
Etre à la rue et garder sa dignité
Un homme à la rue ? Un vagabond. Un SDF. Un clochard. Ici, un homme au passé douloureux mais qui assume.
Georges avait tout pour être heureux : un travail, une épouse, un enfant. Mais tout bascule : son fils Jean-René contracte la leucémie et c’est la dégringolade. Les veilles à l’hôpital et la mort, la perte de son travail, la mort de sa femme Blandine. Il erre dans le vieux Lille. Et c’est toute la faune que l’on y découvre. Pas de misérabilisme mais la réalité de la rue et Georges y traîne son ombre. Le vieux Lille est présenté : ses cafés, ses musiciens des rues, ses prostituées et le lecteur revoit le tout d’un autre œil.
Le roman maintient une progression linéaire qui permet au personnage principal, Georges, de poursuivre son cheminement mental.