Nos souvenirs flottent dans une mare poisseuse
de Michaël Uras

critiqué par Ddh, le 30 janvier 2016
(Mouscron - 84 ans)


La note:  étoiles
Souvenirs, souvenirs, pas toujours roses...
Des souvenirs d’enfance montent à la tête, des faits importants remontent à la surface mais ils ne sont pas toujours roses.
Michaël Uras est professeur de lettres, son père est d’origine sarde et sa mère est française. Ce présent ouvrage est son deuxième roman qui est un des six romans sélectionnés pour le Prix Horizon 2016 du 2ème roman de Marche-en-Famenne et qui a aussi été finaliste du Prix Marcel-Aymé 2014.
Jacques est l’anti-héros qui, jeune, subit l’éducation très stricte de ses parents ; son père est Sarde et le genre de vie de tous les jours ne ressemble pas à celle des petits Français qu’il côtoie. Dans la grisaille, une éclaircie : des vacances dans le clan familial en Sardaigne. Adulte, il ne brille pas non plus quoique sa vie de couple semble harmonieuse, mais, là aussi, rien ne se déroule si facilement.
L’auteur n’a pas son pareil pour décrire des situations peu enviables en les saupoudrant d’humour : c’est plaisant à lire ! Plutôt que roman, cet ouvrage pourrait être qualifié de récit car Michaël Uras nous livre des anecdotes qui ne peuvent qu’être vraies, quoique…