Don Quichotte de la Manche
de Miguel de Cervantes Saavedra

critiqué par Duncan, le 23 février 2004
(Liège - 41 ans)


La note:  étoiles
Génial !
Qui n'a jamais entendu parler de Don Quichotte et de son fidèle écuyer Sancho Panza ?

Les fameuse aventures de ce "Gaston Lagaffe"... sujet à un mal qui nous guette tous: prendre au sérieux ce qu'il a lu dans ses livres de chevalerie... dans une époque qui se moque éperdument de la chevalerie...

Ce qui m'a surtout marqué, c'est l'humour de Cervantès... ce livre est tout bonnement hilarant ! Et ne se résume pas à la "guerre contre les moulins" ( un épisode finalement assez bref dans le roman... comme la "dictature du prolétariat" chez Marx... mais certains passages marquent plus que d'autres... )

Ce livre est certainement la référence de la littérature espagnole ( et bien plus que cela ). Il est surtout le signe d'un changement de société profond: Adieu les "belles" histoires de chevalier et de princesses, d'amour courtois ... et bonjour au roman moderne dont Cervantès est un précurseur ! Au revoir le moyen-âge et bonjour le monde moderne !
Un classique à (re)découvrir !
On finit par se lasser 6 étoiles

Tout le monde connait l’histoire des moulins à vent, certains connaissent l’histoire du plat à barbe. Curieux de découvrir cette référence de la littérature espagnole, j’ai acheté Don Quichotte. Ah tiens, c’est juste le 1er tome... je me suis lancé dans la lecture.
C’est amusant un moment mais les folies du chevalier à la triste figure sont un peu répétitives et le burlesque un peu lourdingue même si d’autres récits viennent entrecouper le fil principal. J’avoue avoir fini par me lasser et je n’achèterai pas le 2nd tome.

Romur - Viroflay - 49 ans - 17 juillet 2018


c'est long ! 5 étoiles

Après une version digeste et agréable ( traduite par Taine, je crois ) je viens par conscience de m'infliger la lecture des 2 parties, de Viardot.
pour dire " il fait beau " , voilà à peu près le genre de phrase qu'il faut se coltiner : « Je vous rends grâce, Seigneur chevalier errant dont la destinée est de protéger les orphelins et de secourir les nécessiteux, que la justesse de votre observation n’a d’égale que la beauté de votre dame, et qu’il plût à Dieu de nous faire jouir d’un ciel limpide comme on n’en a jamais vu depuis des siècles dans toute la Manche, la Castille, l’Estramadure et même les pays moresques. »

ajoutez à ça des récits annexes, la répétition des situations, l'incompréhension en cette histoire de deuxième partie des aventures qui est publiée du vivant de D.Q. Et ce Cid Hamet Ben engeli, auteur imaginaire ?
je n'en peux plus ! vais lire un Tintin pour me remettre.

Krapouto - Angouleme Charente - 77 ans - 16 décembre 2014


Les fous n'ont pas d'oreilles 8 étoiles

Une légende se construit parfois autour d'un tout petit rien, la renommée d'une œuvre se résume parfois en un élément quasiment insignifiant, en tout cas mineur ; prenez l'exemple des pavés qu'a pu écrire Marcel Proust, vous verrez très vite que la plupart n'en ont retenu que l'épisode de la madeleine. Il en est de même pour ce curieux roman qu'est Don Quichotte, que beaucoup résument à la folie d'un homme attaquant des moulins qu'il considère comme de dangereux géants. Là se trouve une partie de l'intérêt de lire ces monuments de la littérature : aller au-delà de la légende.

Oui Don Quichotte est fou, difficile de le nier ; en tout cas fou car anormal, anachronique de par sa condition de chevalier errant dans une époque lointaine (le 17e siècle) où ce statut "professionnel" n'est déjà plus qu'un sujet de contes, ou plutôt de roman de chevalerie. Le romantisme exacerbé d'un homme accomplissant tout au nom d'une dame pour qui il réserve son amour, le vaillance mise en valeur par des combats fabuleux (au sens propre) contre des géants et des armées, la noblesse émanant d'un caractère fidèle, loyal et voué à l'honneur envers ses interlocuteurs (souvent seigneurs mais aussi pauvres gens) ; toutes ces notions ringardisées déjà à cette époque et que s'approprie le personnage de Cervantès ne sont plus d'actualités et le mettent à l'écart de la société. L'homme est à part, hors norme, donc fou.
Mais l'auteur, bien que décidé à se moquer des récits de chevalerie et de leur influence néfaste, n'en oublie pas moins de rendre justice à la sagesse qui émane par instant de son fier justicier. Ainsi, notamment dans la seconde partie, les personnages du roman (et le lecteur par la même occasion) seront frappés de la justesse des propos de Don Quichotte, de la sagesse de ses réflexions et de la qualité de sa rhétorique. Au point de ne plus savoir mesurer la part de folie dans l'esprit de cet entêté...
Il en est de même pour l'écuyer Sancho Panza, dont la bêtise sert de ressort comique à maintes reprises, qui se montrera lucide et juste dans ses fonctions de gouverneur... avant d'abdiquer pour cause de lâcheté. Fidèle mais lâche, plein d'esprit mais parfois idiot, agaçant puis attachant ; les contrastes construisent les personnages principaux du récit et leur donnent l'épaisseur nécessaire à l'attachement au lecteur.

Dans sa construction, L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche est malgré tout répétitif et plein de défauts. La narration, bien que continue, laisse l'impression d'un rythme haché par la suite d'évènements mineurs et relativement semblables dans leur nature, et par la mise en place d'un schéma réitéré. Ainsi l'on pourrait résumer la première partie à : Don Quichotte croise des personnes/il voit dans cette rencontre une occasion d'acte de chevalerie (aventure, injustice ou autre)/il attaque malgré les supplications de Sancho/il se prend une raclée. Quant à la deuxième il s'agit de personnages secondaires se jouant de l'état d'esprit de Don Quichotte (mais aussi de Sancho parfois), lui fabriquant de toutes pièces une quête chevaleresque pour se divertir du comportement du héros, ou pour le ramener à la maison... et à la raison.
On touche là sans doute le gros défaut du roman, qui de ce fait se montre un peu long.
Cela est compensé fort heureusement par la grâce de ces instants de narrations au cœur du récit, lorsque des personnages tiers viennent conter leurs malheurs et amènent la légende au sein de la légende. Ces passages rappelant parfois les Contes des Mille et une nuits sont savoureux de nature mais aussi parce qu'ils brisent le schéma répétitif évoqué ci-dessus.

Roman résolument moderne dans son ton (les injures qui parsèment parfois le récit surprennent toujours), riche dans les thèmes abordés (critique d'un certain genre littéraire, démonstration de la complexité de la notion de folie), Don Quichotte est un modèle d'humour, qui parvient à mêler le ridicule avec un souffle d'aventure. Malgré leurs défauts de construction, leur durée sans doute trop longue et une fin précipitée, les aventures du chevalier à la triste figure parviennent à séduire le lecteur. Difficile en effet de ne pas être happé par le récit de Cid Hamet Benengeli, narrant la confrontation d'une folie au monde réel, la naissance d'une amitié bâtie sur la loyauté et la fidélité. Peu importe au fond que Don Quichotte soit fou, que rien ne soit réel, si sa conviction l'est et détermine ce qu'il est.

C'est pour ça qu'on l'aime.

Ngc111 - - 36 ans - 10 décembre 2014


Magnifique 9 étoiles

J'ai lu ce grand livre quand j'étais jeune. J'ai trouvé très drôle et je l'ai aimé, ses aventures m'a fait très divertissant, et ils étaient des choses que vous ne voyez pas tous les jours, ou des choses que vous ne penseriez pas algien ferait.
Mais encore la langue du livre est très difficile, parce qu'il est vieux. Plusieurs fois, j'ai dû trouver des significations dans le dictionnaire ou internet, ou demander à mes parents.
Le livre est à lire absolument, et un grand livre pour raconter leurs enfants. Leurs petits loups!!!

René Bogosse - - 26 ans - 25 octobre 2013


"A bon enchanteur, salut !" 10 étoiles

Miguel de Cervantes Saavedra (1547-1616) est un romancier, poète et dramaturge espagnol. Il est célèbre pour son roman L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, publié en 1605 et reconnu comme le premier roman moderne.

L'histoire du fameux Don Quichotte, lumière et miroir de toute la chevalerie errante. Amoureux chaste et vaillant chevalier.
Dans un village de la Manche vivait un hidalgo à lance au râtelier, bouclier antique, maigre rosse et lévrier courant. Il approchait la cinquantaine, s'adonnait à la lecture de romans de chevalerie jusqu'à la déraison .
Aussi, il décida brutalement de se faire chevalier errant et s'en aller par le monde avec armes et cheval chercher les aventures.
Pour ce faire, il lui fallait un nom "Don Quichotte de la mancha", un cheval "Rossinante", une Dame "Dulcinée du Toboso", un écuyer "Sancho Panza", se faire armer chevalier et chercher les aventures...
Le maigre chevalier et le gras écuyer vont mener une vie de roman avec duels, aventures et emprisonnement.
Des épisodes loufoques ancrés dans toutes les mémoires (la batailles contre les moulins à vent, la princesse Mocomacaquine, .... )
La folie du maître et la naïveté du valet.
Don Quichotte est un homme doué de qualité d'intelligence et de raisonnement mais "c'est en matière de chevalerie qu'il perdait les étriers".

Une oeuvre majeure de la littérature mondiale qui se savoure page après page avec gourmandise.
Un style unique, un duo inoubliable, des situations loufoques et drôles.
S'il existait un remède à la folie extraordinaire de Don Quichotte, il faudrait le détruire sur le champ.

Frunny - PARIS - 57 ans - 24 juin 2013


Un classique élégant et amusant 6 étoiles

Les 2 tomes forment un pavé assez effrayant. Mais finalement ils peuvent être abordés comme un roman feuilleton avec ses chapitres assez courts qui permettent une lecture fractionnée. Le style très travaillé reste limpide et vivant, jouissif par moment lorsque les dialogues mêlent la finesse littéraire à l'absurde ou au burlesque.
J'ai eu peur tout le long du roman de me lasser, que ces successions d'aventures de ce chevalier errant, qui oscille entre folie et sagesse, accompagné de son écuyer quant à lui entre bon sens et bêtise, finissent par tourner en rond. Mais le second tome offre une mise en abîme divertissante puisque ses personnages ont pu lire les premières aventures du duo et donc ont pu en jouer. Un vrai second souffle qui nous emmène jusqu'au bout de cette colossale œuvre.

Elko - Niort - 46 ans - 4 avril 2012


Un bijou d'humour! 9 étoiles

Des fou-rires à longueur de pages! Le livre a beau être un gros pavé en deux tomes, il se lit très facilement. Écrit avec énormément d'intelligence. Épique!

Devil inside - - 31 ans - 18 novembre 2011


Particulièrement hilarant 10 étoiles

Je ne m'attendais pas du tout à ça en lisant ce livre, un classique dont on ne sait que peu de chose finalement si on ne l'a pas lu! Don Quichotte est resté a la postérité pour les moulins à vent, or cet épisode, pas très intéressant d'ailleurs, ne représente que 2 pages à peine sur les plus de 1000 que contient le livre (tomes 1 et 2)!
Par contre la folie de Don Quichotte et la naïveté de son écuyer Sancho Panza sont un délice! Les dialogues sont savoureux, quelle maestria de Cervantes! On se délecte de ces propos insensés tenus avec le plus grand sérieux par don Quichotte ou de l'enfilade de proverbes de Panza!
Pour ceux qui pensent que classique rime avec ennui, lisez Don Quichotte, vous allez bien vous amuser!

Florian1981 - - 41 ans - 22 octobre 2010


Dumb et Dumber 6 étoiles

Chevauchant un canasson plus ou moins neurasthénique et accompagné de son fidèle écuyer naïf comme sa mule voila notre héros parti à l'aventure... Suivre ces "Dumb et Dumber" du XVIIème siècle est croustillant ! C'est pétillant de génie, cocasse, risible, d'une imagination débordante, d'une folie surréaliste, un souffle épique qui nous emporte dans des mirages plus farfelus les uns que les autres, bref : une tornade de délires imaginatifs.

Don Quichotte est fou, sa folie ne lui fait pas toujours accomplir le bien loin de là -les malentendus et quiproquos sont un régal- mais, malgré tout, on s'attache et on ne peut s'empêcher de compatir et être attristé par la fin, aussi cruelle que surprenante.

Je ne note qu'un mauvais point : c'est long, trop long. En fait Cervantes enrichit son récit par quelques divertissements ici et là. Il se permet d'introduire un roman dans son roman, raconte les histoires de presque chaque personnage -une belle galerie !- que nos héros sont amenés à rencontrer et ces histoires, malheureusement, n'ont rien de drôle. Contrairement à la trame principale, si certaines peuvent être plaisantes à survoler la plupart sont en effet indigestes et, pire, nous éloignent trop et trop longtemps de nos deux aventuriers. Des écarts inutiles qui deviennent franchement agaçants plus on s'avance dans le récit, et impossible de ne pas arriver à la fin sans être un peu sonné, K.O. par tant de bavardages. C'est bien simple : pourtant dans les dernières pages je n'en pouvais plus, j'ai laissé le livre de côté pour le reprendre après quelques jours.

Grandement dommage ! Ma note peut paraitre sévère, c'est que si Don Quichotte et Sancho Panza, à eux seuls, valent largement plus de 5 étoiles ces longueurs ont trop gâché ma lecture pour en faire abstraction... Pardon aux fans !

Oburoni - Waltham Cross - 39 ans - 9 février 2010


Rossinante et consors 10 étoiles

Merveilleux, jubilatoire, épique, romanesque, délirant, intrépide, rocambolesque, et je ne parle que du tome 1. A coup sûr un pilier de la littérature. Tout y est ou presque dans ce premier tome. Tous les romans que nous lirons par la suite auront un goût de Don Quichotte. Héros au grand coeur et grandes illusions perdues. Panache, fraîcheur et enthousiasme. Il y a du Dumas et du Franquin dans cet ouvrage, un grand écart superbe et ma foi bien réjouissant par les temps qui courent, gorgés de cynisme. Où sont ces grands idéalistes un peu fous qui peuvent vivre leurs rêves avec ce gentil grain de folie? Je n'en connais aucun, à part peut-être Tryphon Tournesol, mais il est lui aussi imaginaire, notre époque aurait-elle cette lacune ? Pour ma part j'ai lu la traduction de Aline Schulman qui ne correspond pas à la description des autres CLiens. Une phrasé moderne qui ne semble pas altérer la dimension de l'oeuvre initiale.

Hexagone - - 51 ans - 12 octobre 2009


Un classique 10 étoiles

Incontestablement un des plus grands classiques de la littérature mondiale. A lire absolument, même si le début est longuet, et même si la syntaxe de l'époque fait qu'il faut s'accrocher parfois. Bref, si le roman rebutera, de par sa forme (et sa longueur, la version complète parue chez Folio fait deux tomes de 600 pages) les amateurs de romans faciles à lire (du style Dan Brown ou Mary Higgins Clark, c'est à dire, les romans très accessibles - et le genre littéraire importe peu, dans ce cas), les vrais amateurs de littérature se régaleront.

Bookivore - MENUCOURT - 40 ans - 28 mars 2008


Chef d'œuvre 10 étoiles

Après quelques dizaines de pages dures à digérer, langage et syntaxe de l'époque obligent, on rentre dans l'aventure avec nos deux héros, drôles et fous, l'un docte et épris d'un délire chevaleresque désuet mais savoureux par ses envolées, grandiose et ridicule, et l'autre naïf et coquin, intéressé et malchanceux. Des histoires parallèles passionnantes, du romantisme, de la noblesse de cœur, des gags à chaque page, un vrai régal. Vraiment un très grand classique, ancêtre bienveillant à mon avis de la formidable "Conjuration des Imbéciles" de Toole.

Thomasdesmond - - 41 ans - 26 juin 2007


Le chevalier de la Triste Figure 8 étoiles

Don Quichotte, gentilhomme originaire d'un village de la Mancha (dont l'auteur dit qu'il ne veut pas se souvenir le nom), est passionné par les livres traitant de chevalerie, à tel point qu'il décide d'en ressusciter la pratique, et le voilà parti à la recherche d'aventures dans la Mancha castillane avec un paysan crédule (Sancho) qui lui sert d'écuyer.

Le résultat c'est quelques scènes d'anthologie, parfois archi-connues comme le combat contre les moulins à vent. Mais pas mal de longueurs aussi, un parler un peu vieillot et des histoires complètes que l'auteur insère par moment dans le récit. Ajoutez à cela les références continuelles à la chevalerie, qui échappent largement au lecteur de notre époque, et le tout est parfois indigeste.

Difficile d'éprouver beaucoup de sympathie pour le héros aussi, sa folie ne lui fait pas que commettre des actes nobles et le rend souvent ridicule. Par contre la réussite du roman tient pour une grande partie au fait que, dans sa folie, Don Quichotte garde toujours un certain entendement et une cohérence. Ainsi alors que Sancho l'interroge sur sa Dulcinée, une femme que Don Quichotte connaît à peine et qu'il n'a vue que quatre fois au maximum (il est même bien possible que cette dulcinée, elle, n'ait jamais vu Don Quichotte), Don Quichotte explique que bien sûr il la connait à peine, mais cela n'est pas important, ce qui compte c'est de rester fidèle aux règles de la chevalerie qui exigent que chaque chevalier errant ait sa dulcinée, et voilà donc pourquoi Don Quichotte est prêt à mourir pour cette femme qu'il connaît à peine et dont il chante les louanges continuellement.

Ce livre fait 500 pages en petits caractères et se lit à petite dose, j'en suis maintenant dans le second volume, qui fait aussi 500 pages, tant il est vrai que malgré tout c'est très attachant et que Cervantès possède un humour gigantesque.

Saule - Bruxelles - 57 ans - 24 juin 2007


Le redresseur de torts 10 étoiles

Je viens de terminer ce livre en deux tomes, et comment ne pas en parler.

J'ai quand même mis 3 mois pour le lire, avec plus ou moins d'assiduité, mais jamais avec l'envie de le ranger dans le placard. La toute fin du livre m'a beaucoup bouleversé, comment pouvait-on imaginer que ce fameux redresseur de torts pourrait finir ainsi, oubliant même sa Dulcinée; la dernière réplique de Sancho est très émouvante aussi.

Autant je trouve le personnage de Sancho très amusant, autant celui de Don Quichotte me paraît très grave. J'ai ri de bon coeur sur Sancho, que je qualifierais de "bon vivant un peu fou", les monologues de Don Quichotte sont philosophiques, j'étais très étonné du savoir qu'il possédait, je me demande aussi comment pouvait-il avoir un si bon jugement, puis déraper totalement ?

Serions-nous quelque part des Don Quichotte ou même des Sancho Pança?

Famila - - 44 ans - 23 mars 2007


canule clystère 8 étoiles

Tel est l'objet que Pancho voudrait envoyer comme cadeau à son maître, de son gouvernement imaginaire, production locale de tout premier plan, parait-il ! Voilà, à coté de la loufoquerie omniprésente, on ne souffle pas une minute, se glissent quelques principes de la vie.
C'est une vraie pièce de théâtre, avec des dialogues drolisssimes et très visuels.
La traduction d'alice schulman, qui me semble moderne, n'y est certainement pas étrangère, est très drôle et Pancho irrésistible, il m'est apparu comme un personnage de tout premier plan, et dire que cela a 500 ans, génial !

Jonkind - saint etienne - 49 ans - 25 février 2007


Un bonne inspiration pour les surréalistes 8 étoiles

L'Espagne serait-elle donc un pays propice à l'exaltation de l'imaginaire non euclidienne ? Entre le mythe de Don Quichotte qui se bat contre ses moulins, les incongruités de Bunuel, les fantasmes de Dali et d'Almodovar et les régressions de Miro, que de fulgurances doucement folles ! Leur lien est qu'elles sont toutes chargées d'espoir et d'ironies profondes, tragiques ou pitoyables, qui peuvent servir à condamner, ou simplement à l'évasion en cavalcade.
Cervantès est le précurseur d'une belle lignée.
Et avouez qu'il est bon de croire de temps à autre à ses coups de coeur et ses lubies, à consommer néanmoins avec modération.

Veneziano - Paris - 44 ans - 10 mai 2005


Superbe 10 étoiles

Je rejoins totalement Duncan dans sa critique de ce chef d'oeuvre de presque 500 ans et pourtant toujours autant d'actualité... Il y a une telle poésie dans ce livre mais aussi une telle dérision qu'il est irrésistible et il m'arrive même souvent de franchement rire (un livre qui arrive à vous faire marrer ça court pas les rues)... De plus le 2ème livre n'est pas une simple suite mais implique plein de nouvelles choses...

Don_Quichotte - Metz - 35 ans - 1 juin 2004