Les mystères de la Troisième République, Tome 3: Complot fasciste
de Philippe Richelle (Scénario), Pierre Wachs (Dessin)

critiqué par JulesRomans, le 15 octobre 2014
(Nantes - 64 ans)


La note:  étoiles
Fous en tôle les gens de la Cagoule ! Ou t'auras froid dans le dos, t'auras les glandes, t'auras les boules.
"Les mystères de la troisième République, tome 3" ne sera pas le dernier tome de cette série, puisque la communication s’était faite autour de cinq tomes pour chacune des trois séries cousines avec le même scénariste Philippe Richelle, mais trois dessinateurs différents. Ces trois séries sont, outre celle qui nous intéresse, "Les mystères de la quatrième République" et "Les mystères de la cinquième République" ?

Avec "Les mystères de la troisième République, tome 3", on est toujours dans le complot de la Cagoule mais avec en plus dans le second tome l’idée que le ministre de l’Intérieur Roger Salengro ne s’est pas suicidé mais qu’il a été assassiné.

Le commissaire Franck Peretti est à la recherche d’André Paillol, dit le "tueur dévot", impliqué dans le complot qui vise à instaurer un état fort en France avec l’aide d’une partie du grand patronat qui a été effrayé par les grèves de 1936. D’ailleurs l’amante du commissaire est la sœur d’un de ces financiers.

Sa recherche nous amène à Angoulême, où il a fait ses études, le clin d’œil à François Mitterrand se poursuit. Par ailleurs c’est le SAIC qui est l’organisme qui arrose les agitateurs anti-communistes et des hommes de main; on est très proche du sigle du SAC, repère d’une certaine maffia néo-gaulliste. La recherche d’informations sur le SAIC nous amène à Divonne-les-Bains (dans l’Ain) car les banques suisses voisines jouent là un rôle. Quelques vignettes sur Saint-Malo et sur la Sologne sont également présentes mais la majorité de l’action se passe à Paris.

Le dessinateur pratique une belle ligne claire dynamique, ses intérieurs sont fouillés et ses architectures vraiment très soignées.