Du Guesclin : Les aventures d'un chevalier
de Sylvie Bages

critiqué par JulesRomans, le 22 mai 2014
(Nantes - 66 ans)


La note:  étoiles
Quand ce grand homme était petit, d'ailleurs il a toujours été petit
Il s'agit d'une collection où on revisite généralement l'enfance ou les années où le héros a autour d'une vingtaine ou une trentaine d'années d'un personnage appartenant à l'univers culturel de la francophonie, même si cet être peut avoir connu son destin dans des terres plus ou moins lointaines, comme Alexandre, Cléopâtre ou Mozart.

Autrefois le chevalier du Guesclin était connu de tous les écoliers et ils aimaient à écouter, grâce à quelle ruse il s'était emparé d'un château ou comment il avait exporté les hommes des grands compagnies (soldats désœuvrés des débuts de la Guerre de Cent ans) vers les Espagnes. Si certains Bretons refusent aujourd'hui de valoriser un personnage qu'ils considèrent comme traitre à la cause bretonne, les Poitevins se rappellent bien que tel château à proximité fut enlevé par du Guesclin.

Nous sommes avec "Du Guesclin, les aventures d'un chevalier" face à un ouvrage qui nous raconte la vie du héros entre 6 et trente-sept ans, puisque nous allons de 1320 à 1357 même si l'on parle furtivement de 1363 (date de son mariage avec Tiphaine Raguenel) dans une phrase anticipatrice. L'ouvrage présente un récit en trois parties et un cahier documentaire. Ce dernier propose des illustrations dont une scène de bagarres d'enfants sur laquelle on aurait aimé avoir des précisions et une carte historique de la France en 1328 fort intéressante (permettant entre autres de voir que le Languedoc est au roi de France mais pas l'espace allant de Rochefort à Biarritz). On des explications sur le fait que la Guerre de Succession de Bretagne est un dégât collatéral de la rivalité franco-anglaise.

La première partie propose donc de nous conter les bagarres entre le héros et de jeunes paysans puis ses premiers faits guerriers , ceci est l'occasion de faire passer l'idée que du Guesclin était d'abord à la tête d'une bande d'une cinquantaine d'hommes . La seconde partie nous montre que certains coups de mains aident le héros à se faire une réputation dans le duché de Bretagne où les Anglais le surnomment "Le Dogue noir de Brocéliande".

Il rencontre celle qu'il épousera, une jeune file noble qui a pour père le seigneur Raguenel soutien de Charles de Blois comme du Guesclin. La troisième partie aborde l'époque où le héros s'empare de châteaux-forts et fréquente les tournois, toujours sans sortir du duché. En 1354 fait chevalier, il prend pour devise " Le courage donne ce que la beauté refuse".