La nuit du venin
de Serge Brussolo

critiqué par Cecezi, le 24 avril 2013
(Bourg-en-Bresse - 44 ans)


La note:  étoiles
Cauchemar de série Z…
Cécile est envoyée par la compagnie qui l’emploie pour retrouver des matrices d’enregistrements d’une cantatrice à présent oubliée.
Elle prend le relais de Frame, jeune femme qui n’est plus en état d’accomplir sa mission, vu qu’elle s’est suicidée en se faisant couvrir de goudron, après s’être injecté sous la peau de l’encre de Chine (jolie mort brussolienne…). Cécile se retrouve ainsi sur l’île, entourée d’un lac putride, avec l’ancien maquilleur de la diva et une domestique, propriétaire d’un tamanoir mangeur d’ombre…
Et l’enfer commence : les ombres se déforment, les objets sont mouvants, les légendes courent, de l’ancien médecin opérant des chiens pour les faire chanter à la crypte d’où se serait échappée une créature dévorante…
Un scénario à mon sens d’un film d’horreur de série Z, qui n’échappe pas à certaines lourdeurs et à des ficelles visibles. Des passages un peu brouillon aussi pour un roman qui n’a pas la fièvre apocalyptique de L’enfer c’est à quel étage ? par exemple.
On en peut pas dire que l’on soit au sommet de la production de l’auteur. Une sorte de « Chair de Poule » pour adulte, à moins de faire de cette histoire une allégorie poussive d’un nazisme renaissant ?