A Paris sur un petit cheval gris
de Martine Bourre

critiqué par JulesRomans, le 24 mars 2013
(Nantes - 66 ans)


La note:  étoiles
À Montrouge mon petit cheval rouge
Il existe une comptine traditionnelle "À Paris, à Paris,
Sur mon petit cheval gris", dont le texte est :

"À Paris, à Paris,
Sur mon petit cheval gris,
À Rouen, à Rouen,
Sur mon petit cheval blanc,
À Toulon, à Toulon
Sur mon petit cheval blond
Et rentrons au manoir
Sur mon petit cheval noir.
Au galop, au galop…"

Avec Martine Bourre, on quitte l'hexagone pour parcourir le monde.

Qu'y-a-t-on gagné ? Au niveau du texte on y a plutôt perdu "Pékin" rime avec "brun" ce qui n'aide pas l'enfant en discrimination auditive, "Cracovie" avec "Pie" (ou aurait préféré "Éthiopie"ou "Mississippi", "cap Horn" rime avec "licorne", "toi" avec "petits pois" (pour les chevaux on parle de "tacheté"). On termine par au pas, au trot, au galop et c'est fini.

Bref du vocabulaire majoritairement pas adapté et même fautif ("avec des petits pois").

L'illustration nous montre un chat botté sur un cheval. Chat alors ? Les chevaux ont des membres articulés car ils sont le fruit de découpage.

Un timbre avec un chevalier médiéval (un autre choix aurait été préférable, surtout quand on connaît la date de l'introduction du cheval en Amérique) vient se promener dans une Argentine et un Chili représentées par une carte de géographie, le cheval et le chat rentrent dans la gueule du dragon chinois ...