Laisser courir, tome 2
de Philip Roth

critiqué par CC.RIDER, le 13 novembre 2012
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Pas le meilleur de Roth
Gabe, malade, se fait héberger par Martha qui le dorlote et qui voudrait bien qu'il élise domicile chez elle. Mais Gabe n'arrive pas à se décider. Pourtant, Martha fait tout pour se rendre disponible. Elle se sépare de sa colocataire et autorise son ex-mari à reprendre ses deux enfants. De son côté, Libby, suite à une maladie des reins, pense ne pas être en mesure d'avoir un enfant. Elle fait appel à une mère porteuse, Théresa, qui doit lui céder son bébé dès la naissance. Gabe joue les « Messieurs Bons Offices » en servant d'intermédiaire entre Théresa et Libby. Mais tout se complique quand le mari de Théresa intervient avec l'intention de tirer un maximum d'argent des Herz. Le couple en sortira-t-il consolidé ? Quelle décision prendra Gabe ?
Ce deuxième tome de « Laisser courir » ne rachète en aucun cas le premier. Etant plus long, il semble encore plus indigeste que le premier. L'intrigue est d'une grande banalité. Les dialogues sont quelconques et sans intérêt. Le personnage de Gabe aurait pu être intéressant par son côté serviable et attentionné aux autres. L'ennui c'est que le lecteur a très nettement l'impression que le côté velléitaire l'emporte un peu trop. Libby est une sorte de caricature ou de stéréotype de la fille capricieuse et égocentrique qui s'imagine que la venue d'un enfant va résoudre tous ses problèmes de couple et lui permettre de s'assumer totalement en tant que femme. Et là, on tombe dans le cliché. Martha reste la seule femme crédible et attachante. C'est quand même très peu pour motiver une lecture laborieuse et ne pas abandonner un bouquin qui n'est pas loin de tomber des mains. Premier roman de Roth, mais pas le meilleur.