Les Chroniques de Nightshade (intégrale)
de Stan Nicholls

critiqué par Gleef, le 6 novembre 2012
(Albion - 39 ans)


La note:  étoiles
Prenez vos jambes a votre cou !
Honnêtement , jamais je n'ai lu livre comme celui-là. Jamais. Ce récit est une honte. Je suis d'autant plus étonné que cet auteur a écrit des sagas fort connues et appréciées. Ce n'est pas tant le style , qui est d'un banal ennui , que l'architecture et les péripéties qui laissent grandement à désirer.
Commençons part le commencement , chers amateurs de Fantasy:

1)L'architecture du récit:
Sérieusement , de qui se moque on ? La structure est digne d'une chanson de geste du 12ème siècle ( et je n'exagère nullement )! Alors certes , les vélins moyenâgeux , c'est très bien , mais on est en droit d'en attendre un peu plus d'un auteur expérimenté .
Au risque de vous dévoiler l'intrigue , voici les grandes lignes de l'histoire: les forces du mal arrivent , et le gentil roi est bien gentil mais bien faible , alors on court chercher un héros , un vrai ! Malheureusement , le Héros en retiré du monde et de la violence , façon Rambo , mais bon , il finit par accepter , parce que bon , les forces du mal , c'est pas rien , sang bleu ! Le reste , vous l'avez tous vu en 6ème : objet magique ( super vilain oblige ) nécessaire , départ du protagoniste , action diverse et variée , objet magique trouvé , méchant boss qui garde la chose , boss occis , action diverse et variée ( dans le sens retour vers le foyer cette fois ), retour triomphant , combat final entre les forces du bien et du mal . Sur ce dernier point ( combat final ) , dire que S.Nicholls a choisi la facilité est un euphémisme ! Mais je vous laisse le plaisir de découvrir et d'apprécier cet épilogue épique ( ha-ha ).

2)Pour finir , l'action :
Bah , en fait , il n'y a pas grand chose à dire...
Monstres et magiciens en tous genres ( qui , curieusement , nourrissent à peu près tous une haine sans nom envers ce bon Nightshade ) qui n'ont strictement rien d'intéressant . Aucune originalité sur ce coup . Il faut comprendre que si cela lasse au bout de cinquante pages , au bout de six cents , on n'a qu'une envie , c'est que les forces maléfiques éventrent tout le monde puis se fassent harakiri.

A bien y réfléchir , la seule chose qui sorte un peu du vulgus de la fantasy , c'est le fait que le protagoniste soit physiquement diminué ( le grand méchant sorcier lui a coupé le bras jadis: pratique , cela fourni un motif de vengeance plus ou moins valable ). De là à dire que les aventures d'un type qui tranche du monstre avec un seul bras valent 15 euros ...

Bonne lecture !