L'Occident médiéval est né des invasions barbares, ces populations étant attirées par la richesse de l'Empire romain et son espace. Il a été marqué par la suprématie de l'Eglise, sa dualité et sa concurrence avec l'Empire, un mode de décoration gothique. Aussi socialement, a-t-il été composé par trois catégories, les prêtres, les guerriers et les paysans, ou oratores, bellâtres et laboratores, fort distincts et complémentaires. La société est marqué par le faiblesse de l'innovation technique et le manque quasi-permanent d'outils, alors que la main-d'oeuvre abonde. Aussi les constructions ecclésiastiques incitent-elles à remédier à ce manque. Par ailleurs, si le goût artistique est porté vers les couleurs vives, aujourd'hui disparues dans la patrimoine demeuré parvenu jusqu'à nous, il est exclu de recourir de manière excessive à la rationalité, aux études objectives et à l'usage des sciences, rentrant en contradiction avec les préceptes religieux.
Cet ouvrage court retrace de manière fort claire et pédagogique les éléments constitutifs d'une civilisation disparues, aux valeurs différentes des nôtres, par conséquences peu aisées à appréhender, et ce livre permet de mieux comprendre son fonctionnement général, en mettant de côté les préjugés, afin de s'insérer dans un monde à part et révolu. Il est bien fait et utile, en ce qu'il amène à réfléchir sur les caractéristiques d'une société. Il fait relativiser un certain nombre, voire un nombre certain de choses.
Veneziano - Paris - 47 ans - 9 juillet 2022 |