Les soeurs Deblois, Tome 1 : Charlotte
de Louise Tremblay D'Essiambre

critiqué par Monde imaginaire, le 15 mars 2012
(Bourg La Reine - 51 ans)


La note:  étoiles
Une saga comme je les aime !
Je me suis tout de suite plongée dans l’histoire de cette famille et j’ai très vite été effarée par l’odieux comportement de la mère, Blanche, avec les siens. Toute ma compassion est tout de suite allée vers Charlotte, l’aînée des filles Deblois, petit bout de femme si attachante et si forte pour survivre dans cette maison de fous.
Quant aux parents, c’est horrible de constater à quel point Blanche est folle et à quel point Raymond le père est faible et lâche.
Un petit bémol cependant car le livre souffre parfois de longueurs et de nombreuses répétitions (le terme « présentement » à tous les paragraphes … on se demande parfois si les correcteurs font leur boulot …) répétitions qui nuisent à l’action surtout au moment où Blanche est suspectée d’avoir contribué à tous les symptômes d’Emilie, sa fille cadette.
Le comportement de Blanche envers les siens m’a révoltée, j’avais juste envie de l’étrangler tout comme Raymond d’ailleurs, qui par sa passivité et sa lâcheté met également la vie de ses filles en danger.
On termine le premier tome en ayant hâte de découvrir la suite Les Sœurs Deblois, Tome 2 – Emilie, car on devient très vite accro à cette lecture.
et l'amour dans tout ça ? 7 étoiles

Je découvre avec bonheur cette romancière à la lecture de cette saga qui débute par l'histoire de Charlotte, l'aînée de cette famille un peu spéciale.
La petite Charlotte, courageuse, téméraire aimante et intelligente qui, du haut de son jeune âge, découvre malheureusement , avec stupeur, que sa mère est presque un « monstre ». Accablée d'une maladie que l'on qualifie d'hypocondrie de nos jours, mais très mal connue à l'époque de ce récit.

Je dis moi aussi que le comportement de Blanche , la mère , est révoltant. Toutes les auto-médications qu'elle fait ingérer d'office à sa petite sœur Emilie, enfant ayant hérité de la « mauvaise santé » de sa mère.
Charlotte étant mieux portante à ses yeux, n'a presque pas d'importance, ne demande pas autant de soins ni d'attention et dès lors la petite-fille ne se sent pas aimée par sa mère.
Raymond, le papa, est son confident. Mais ses craintes et ce qu'elle voit lui semblent si horrible que parfois les mots ne sortent pas pour accuser Blanche de faire du mal à sa petite sœur.
Il vit donc dans l'ignorance de ce qui se passe exactement dans sa maison en son absence.

Jusqu'à ce jour fatal où la petite Emilie doit être hospitalisée.
A partir de ce moment l'histoire nous amène tout droit à l'examen de conscience du père, qui passe de ce fait, pour un lâche, un passif qui ne voit rien etc... les médecins lui conseillent d'être vigilant dans l'avenir...

et l'histoire continue avec des moments de vrai bonheur et des moments déprimants...

Mon avis : je suis tout-à-fait d'accord avec les descriptions, les états d'âme, les manipulations, les ruses,
les migraines qui n'en sont pas... bref l'hypocondrie subie est bien connue du public.
Mais, l'hypocondrie imposée à l'entourage ne fait malheureusement pas l'objet de manuel
ou autre mode d'emploi pour la supporter.

Cet auteur met ici le doigt sur ce qui fait mal au malade (puisque c'est une maladie) et entre les lignes un petit aperçu du calvaire enduré par les autres... sans compter le sentiment de culpabilité ressenti lorsque l'on se fâche sur les hypocondriaques. Le retournement de situation se fait toujours à l'avantage du malade.
Bref, il faut une sacrée dose d'amour pour supporter ce que Raymond et ses filles supportent...
je m'emballe … mais bien-sûr ce n'est qu'un roman !!!!

Belle écriture, fluide et compréhensible. Un peu de répétition mais cela ne nuit en rien à la lecture.

J'ai hâte de connaître la suite de cette saga.

Gilou - Belgique - 76 ans - 31 août 2012