Lloyd Singer, Tome 6, Cycle 2 : Seuls au monde
de Luc Brunschwig (Scénario), Olivier Neuray (Dessin)

critiqué par Bluewitch, le 1 mars 2012
(Charleroi - 43 ans)


La note:  étoiles
Une belle et touchante fin.
Au fil de l’enquête menée sur les trois tomes de ce second cycle, Lloyd Singer se plonge dans le cœur des rejetés. Là où ça fait mal, où ça fait écho, là où il se reconnait. Qui est cette « chanson douce », laissant au creux des mains de ses victimes au visage détruit une poupée chantonnant une mélodie aux paroles touchantes et maladroites ? Lloyd ne croit pas vraiment au profil psychologique dressé par l’agent De Vries et devra entrer dans l’intimité de cette âme-là, cette âme rageusement blessée, avec tous ses contrastes, pour la comprendre réellement...

Un second cycle plus introspectif que le premier. Plus profond. Lloyd Singer fait partie de ces personnages qu’on dira attachants. Tout en nuances, en paradoxes et en fragilité, il colle son intéressante imperfection sur cette histoire et permet de l’unir, de lui donner un sens et l’originalité dont elle aurait sans doute fait défaut sinon. L’intrigue est subtilement menée, progressive, dans un rythme classique mais qui suffit à porter l’univers Lloyd Singer du début à la fin. Et le dessin se fond dans l’identité du texte.

On prend beaucoup de plaisir à lire ces trois tomes et à passer du temps avec cet homme coupé en deux : entre lui-même et lui-même…

Vraiment une belle série.