Sir Arthur Benton : cycle 2, tome 2 : Le Coup de Prague
de Tarek (Scénario), Vincent Pompetti (Dessin)

critiqué par Dirlandaise, le 29 février 2012
(Québec - 67 ans)


La note:  étoiles
La Tchécoslovaquie et le communisme
Cette bande dessinée constitue à elle seule un véritable cour d’histoire tellement la reconstitution historique est remarquable. La guerre froide continue. La lutte contre la domination des soviétiques sur les pays libérés lors de la Seconde Guerre mondiale se poursuit pour l’Organisation. Bien que Berlin reste sa priorité, elle doit concentrer ses efforts sur des pays comme la Tchécoslovaquie, la Finlande et la Yougoslavie. Dans les deux premiers pays, l’Organisation pourra compter sur l’aide de la CIA. En Yougoslavie, elle sera secondée par les services turcs et le MIG. Marchand fait part de son mécontentement à Benton car il ne peut supporter de travailler avec des anciens membres de l’Abwehr. Malgré leurs efforts, la Tchécoslovaquie ne tarde pas à tomber aux mains des communistes avec le Coup de Prague. Suite à cette cuisante défaite, Benton réussit à approcher un dirigeant yougoslave afin de l’utiliser comme informateur et mieux contrer la menace bolchévique dans ce pays.

Excellent tome fort bien documenté. J’ai beaucoup appris sur les événements importants d’après-guerre dont entre autres bien sûr le Coup de Prague mais aussi le blocus de Berlin et la crise yougoslave. Les personnages de l’Organisation évoluent dans cette période troublée avec professionnalisme et efficacité. Leurs tâches vont de l’exfiltration de personnalités menacées souhaitant quitter leur pays à la traque d’anciens criminels de guerre nazis ayant refait leur vie sous de fausses identités. J’ai beaucoup aimé la reconstitution du Coup de Prague. Tout est clair et assez facile à comprendre. Brigitte est de retour et Marchand est séduit par une belle jeune femme qui lui apporte réconfort et chaleur humaine. Mais Benton le ramène sur terre en lui dévoilant la véritable identité de la jeune femme…

Un tome vraiment réussi à tous les points de vue : dessins, couleurs et scénario. L’Histoire et la fiction sont en parfait équilibre pour livrer aux lecteurs un récit palpitant dominé par une violence sourde et omniprésente. Comme à l’accoutumée, un dossier en fin de volume décrit les événements historiques qui forment la toile de fond de ce récit ainsi que de courtes biographies des personnages réels et fictifs.

À lire pour les amateurs d’histoire et d’espionnage.