La liberté, Stéphanie
de Georges Coulonges

critiqué par CC.RIDER, le 14 octobre 2011
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Les colocataires
Stéphanie, décoratrice free-lance, et Jean-Marc, présentateur télé, forment un jeune couple moderne très attaché à sa liberté. Aussi quand les parents de Jean-Marc leur laissent la libre disposition de la Ménardière, une magnifique propriété composée d'une grande maison de maître entourée d'un immense parc, Stéphanie ne l'accepte que contre versement d'un loyer conséquent. Mais comme elle a surestimé les capacités de leurs finances, elle oriente le couple vers une colocation. Ainsi arrivent d'abord Marie-Claude, institutrice et son compagnon François, un ingénieur suisse, puis Martine, la technicienne de surface avec bac plus cinq, puis Patrick, l'employé à la voirie, puis Michel le guitariste ex-taulard et encore beaucoup d'autres...
Sur le thème de la liberté à travers une sorte de vie communautaire d'esprit vaguement soixante-huitard, Coulonges nous propose un roman sentimental qui n'en est pas vraiment un. Les personnages vont et viennent au fur et à mesure de l'arrivée puis du départ de la propriété. Certains, comme la famille d'immigré clandestins maliens ne font qu'une brève apparition, d'autres comme Martine, l'écorchée de la vie, bouleversent totalement la vie de ce microcosme où les amours se font ou se défont sous l'influence d'un certain écrivain anarchiste libertaire nommé Fourier. Malheureusement ce thème intéressant ne débouche que sur une demi-réussite. L'intrigue est un peu faible et manque d'originalité. Tel une sorte de Pygmalion télévisuel, l'auteur intervient à la première personne alors que le lecteur ne lui a rien demandé. Il joue ouvertement une sorte de rôle d'arbitre, plaçant ses personnages en abysse, ce qui n'est pas gênant en soi et se permettant d'énoncer toutes sortes de jugements ou considérations politiques, morales ou philosophiques ce qui l'est beaucoup plus.