Les Fiancés du Rhin
de Marie-Bernadette Dupuy

critiqué par Yogi, le 12 juin 2011
( - 59 ans)


La note:  étoiles
Clémence, Noëlle et Marta
Clémence Weller et sa fille Noëlle sont attendues en Alsace pour un travail chez Johann Kaufman. La jeune femme rêve en secret de se marier avec son patron. Marta la mère de ce dernier est une vraie ogresse dans tout le sens du terme. Elle kidnappe Noëlle la frappe la fait jeûner pendant que sa mère est partie en voyage de noce. À leur retour cette belle surprise les attend. Noëlle fait la connaissance de Hans à une fête foraine et c’est le coup de foudre pour elle, lui ça viendra plus tard. Hitler apparaît et la guerre éclate dans toute l’Europe. Hans et Noëlle étaient supposés quitter l’Alsace mais ils ont retardé et Hainer et ses complices rouent de coups Hans et kidnappent encore une fois Noëlle et elle est de nouveau séquestrée dans le grenier et Marta est encore plus folle. Noëlle se trouve enceinte de Hans elle est folle de joie. Clémence attend avec impatience Johann en Dordogne et il ne vient pas, alors elle décide de partir pour l'Alsace et apprend que sa fille est gardée captive par Hainer et Marta.
Puis, lorsque l'armée allemande passe à l'offensive, Noëlle se retrouve à nouveau seule. La sage-femme qui l'a accouchée l'aidera alors à rejoindre Paris, où son frère les accueille. Noëlle peut enfin élever sa fille dans une certaine tranquillité. Mais un soir, dans une rue de Paris occupé, elle rencontre Hans, qui porte l'uniforme. Leur amour se montre plus fort que la guerre et le jeune Allemand décide de déserter. Lorsque la famille qui accueille Noëlle et Anna est arrêtée, car ils sont Juifs, la mère et la fille retournent en Alsace afin de reprendre la fromagerie familiale. Et quand Paris est libéré de l'occupation, le jeune homme rejoint enfin sa femme et sa fillette en Alsace. C'est le temps de tout reconstruire, de s'aimer sans crainte.
Une belle histoire écrite de main de maître par Marie-Bernadette moins de mièvrerie que dans ses autres livres. J’ai beaucoup aimé l’écriture franche et fluide.
L'Amour, pas la guerre ! 10 étoiles

Hans, allemand et Noëlle, française, se sont aimés par-dessus tout malgré la haine et la guerre.
La guerre 1940-1945, la haine de l’autre et l’enfermement de milliers d’êtres humains dans des camps de la mort.
Tout est bien résumé dans la critique de Yogi.

Je dirais que ce livre m’a vraiment tenue en haleine jusqu’au bout.
Il a le mérite de m’avoir ouvert les yeux et instruite sur l’histoire de l’Alsace.
Ce beau coin de France qui a souffert, une fois français, une fois allemand… et tous ces jeunes hommes enrôlés de force contre leur conviction profonde. Ainsi que tous les habitants , comme ils ont dû souffrir !!!

Au cours de ma lecture, j’étais émue et en même temps admirative. L’urgence et la peur de la mort fait remonter à la surface de chacun des forces qu’on ne soupçonne même pas en temps de paix.

M-B. Dupuy m’a vraiment « étonnée » à la lecture de ce roman. Pas de romantisme à outrance, mais au contraire, elle décrit la profondeur de l’humain, l’Histoire intégrée dans la petite histoire et le tout avec une plume légère.

J’ai lu presque tous ses livres, mais celui-ci mérite les 5 étoiles.

Gilou - Belgique - 76 ans - 3 août 2011