Safari
de Pavel Hák

critiqué par Carmen, le 19 mai 2011
( - 76 ans)


La note:  étoiles
Safari en Afrique : atrocités et barbarie
Sexe et violence. Sang et mort. Atrocités, viols, meurtres, de la barbarie à l'état pur!
Sous le prétexte de tourisme, Georges Boss, personnage cynique, arrive avec sa compagne dans une contrée d'Afrique (indéterminée) pour y régler des affaires (non précisées) avec l'Ingénieur. Une promenade en 4x4 se termine par une rencontre avec des soldats sanguinaires et un déchaînement de violence meurtrière insoutenable.
La seconde partie, narrée à la première personne du singulier, surprend avec ce "je" inattendu. S'agit-il vraiment de ce même Georges laissé à la page précédente en mauvaise posture avec son compagnon l'Ingénieur? Peut-être, mais ce n'est pas évident! On nous laisse dans le doute et dans la confusion... Et sous le prétexte d'une chasse au rhinocéros en compagnie (dangereuse) de quelques braconniers (menteurs, violeurs, tueurs) sans scrupules, nous sommes à nouveau plongés dans un bain de violence extrême, avec des scènes de tortures, de viols, de massacres. Le pouvoir est détenu par les hommes, des guerriers, leur sexe et leurs fusils ou leurs lances sont autant d'armes qu'ils usent contre les femmes et contre les faibles. Allégorie ou fable moderne sur la barbarie, sur l'opposition de l'Afrique primitive à l'Occident moderne, les doutes et les incertitudes sur le sens précis à lui donner m'ont plutôt déstabilisée. J'ai pu aller jusqu'à la fin de ce roman car il est assez court, sinon, je l'aurais abandonné en cours de route!