Maisons d'écrivains
de Erica Lennard, Francesca Premoli-Droulers

critiqué par Jules, le 29 décembre 2000
(Bruxelles - 78 ans)


La note:  étoiles
Des décors dans lesquels une âme continue sa vie
Marguerite Duras écrit un prologue dans lequel elle souligne toute l’importance qu’une maison peut prendre dans la vie et la création d'un écrivain.
Nous trouvons sa maison de Neauphle, celle d’Hemingway à Key West avec ses souvenirs de pêches ou de chasses, celle de Blixen avec ses souvenirs d’Afrique, celle de Cocteau le raffiné, celle de Faulkner, plus sobre, le bureau de Giono, la maison imposante d'Hamsun, aux pieds des montagnes pour Hesse, celle de Lagerlof, la maison sobre de Moravia face à la mer, celle dans la campagne anglaise de Virginia Woolf.
Chacune nous livre une partie de la personnalité de l’écrivain. Que ce soit à travers le choix de la situation, comme celle de la décoration des pièces. Des ambiances rigoureuses chez les uns, plus chaudes chez les autres. Certains choisissent une décoration dans l’air du temps, d’autres préfèrent charger la maison d'objets personnels qui sont autant de souvenirs de vie. L’habitant imprègne sa maison de lui-même et celle-ci lui apporte la tranquillité, le repos dont il a besoin pour créer.