Tuniques Bleues (Les), tome 54 : Miss Walker
de Raoul Cauvin (Scénario), Willy Lambil (Dessin)

critiqué par Le rat des champs, le 3 octobre 2010
( - 73 ans)


La note:  étoiles
Poussivité et grosses ficelles
Décidément, même si cet album est quand même un peu meilleur que les derniers, je crois que je vais abandonner la série. Si le dessin de Lambil est toujours aussi efficace, les scénarios de Cauvin restent cousus de fil blanc et tellement prévisibles!

Lors de la guerre de sécession, l'infirmerie des Bleus étant détruite et le médecin évacué dans un état qu'on n'ose imaginer, une jeune chirurgienne un tantinet pète-sec, Miss (pardon, Docteur) Walker arrive sur le champ de bataille. Blutch, ravi d'avoir une occasion d'échapper aux combats se porte volontaire pour devenir son assistant et finira par le regretter amèrement.

Toutes les ficelles habituelles du scénariste sont présentes: l'ignoble Cancrelat, le ballon dans lequel Blutch et Chesterfield sont exilés à la fin de l'album, les passages des personnages chez les sudistes, etc.

Cauvin est un homme prolifique, trop peut-être. Cinquante-quatre albums des Tuniques Bleues, plus toutes les autres séries qu'il scénarise, ça fait beaucoup. Trop peut-être. A-t-il atteint son sommet? Ne peut-il plus nous surprendre? Je ne crois pas être particulièrement grincheux ou difficile, parce que quand je me plonge dans les albums plus anciens, la magie et le rire sont de nouveau au rendez-vous.

Qui aime bien châtie bien, dit-on, et cette série qui m'a parfois fait hurler de rire devient vraiment trop poussive à mon goût.