L’action se déroule dans le milieu des astronautes, ou plutôt devrais-je dire des cosmonautes, puisque nous suivons les aventures d’Ivan, qui en 1991, décolle de Baïkonour, avec deux autres cosmonautes, pour rejoindre la station spatiale Mir.
Ivan, même s’il cherche à se le cacher à lui-même, est avant tout un cobaye, il a été choisi pour ses qualités de scientifique et doit battre le record de l’humain qui restera le plus longtemps en orbite (plus de 400 jours), le tout en menant des expériences scientifiques sur le reste de l’équipage et sur lui-même.
Nous suivons donc Ivan d’abord dans les quelques jours qui précédent le décollage, avec ses doutes, ses angoisses, ses questions qui restent sans réponse, mais aussi avec sa femme et ses deux enfants… Puis son arrivée dans la station spatiale, où il se heurte d’ailleurs bien vite à l’hostilité de ses compagnons de voyage… et oui il n’est pas vraiment un cosmonaute, mais un scientifique…
Très vite apparaissent les premiers signes de fatigue mentale et surtout physique dus à l’apesanteur, les lèvres et le visage boursouflés, le sang qui ne circule pas correctement, la perte du goût et de l’odorat…
J’ignore où Hugo BORIS s'est documenté et à trouvé autant d’informations sur la vie dans l’espace, et dans la station spatiale Mir en particulier, mais je n’ai qu’un mot à dire : Bravo! Les détails et le réalisme de la situation sont d’une précision incroyable, on apprend des choses à toutes les pages, les détails même techniques se glissent très bien dans le récit, et on a enfin des réponses à toutes les questions que l’on s’est toujours posé sur la vie dans l’espace.
Mieux, on vit, on survit, on sourit, avec les cosmonautes enfermés dans leur minuscule boîte qui file à des vitesses incroyables dans l’espace, quand p.ex. ils se précipitent vers la navette de ravitaillement, pour sentir, humer l’odeur de l’air de la terre que celle-ci libère à l’ouverture de la porte…
Après «Le baiser dans la nuque » et « La délégation Norvégienne » voici donc le troisième roman d’Hugo BORIS, et on se demande où il va chercher toutes ces idées, et où s’arrêtera t-il ? En effet ce roman n’a absolument rien à voir avec les deux précédents et nous fait découvrir une toute autre histoire.
Il me faut aussi absolument parler de la très belle, très riche, et parfois très technique, mais toujours si admirable écriture de l’auteur. On est soufflé, littéralement blasté par son style, si unique, si riche, si singulier, si évocateur, si beau, si juste, si doux, si descriptif… Il n’y qu’à lire la très belle scène d’amour très «hot» vers la fin du roman pour s’en convaincre !...
Rien à redire, Hugo BORIS est un grand, un très grand écrivain et il serait grand temps de s’en apercevoir… Quand à ce livre je n’ai qu’un mot à dire… à lire, à lire et à lire !...
A noter que cet ouvrage a reçu le prix littéraire Amerigo Vespucci 2010.
Septularisen - - - ans - 30 août 2011 |