Contre-allées (25-26)
de Collectif

critiqué par Sahkti, le 20 février 2010
(Genève - 49 ans)


La note:  étoiles
Dans le monde de la poésie, il y a . . .
Revue de poésie contemporaine, Contre-allée est dirigée par Amandine Marembert et Romain Fustier, eux-aussi poètes, recensés sur ce site. La ligne directrice est simple et complexe à la fois: "Ni concept tournant à vide, ni lyrisme pathétique et routinier". De quoi donner à la revue, outre son intérêt, un aspect éclectique qui devrait ravir plus d'un amateur de poésie.

Au sommaire de ce numéro 25-26, le lecteur trouvera une sélection de textes de Gilles Ortlieb, mis à l'honneur dans ce recueil. Des textes ferroviaires invitant au voyage, un regard acéré et tendre posé sur des paysages traversés.

A ces poèmes succèdent des contributions poétiques de Philippe Blondeau, Bernard Bretonnière, Eric Sautou, Franck Cottet, Emmanuel Flory, Jean Gédéon, Sophie G. Lucas, Michaël Martial, Yann Miralles, Pierrick Steunou, Christophe Stolowicki et Cécile Thibesard.
Autant de voix belles et fortes que je vous invite à découvrir, histoire de (en reprenant les mots d'Amandine Marembert) "partir à la recherche de mûres sauvages cachées parmi les ronces".

Le volume se referme sur un panorama bibliographique des parutions poétiques récentes, ainsi que la présentation de quelques sites dédiés à la poésie.

Une revue que je ne peux que vous inviter à découvrir, non seulement pour la qualité de ses textes et son accessibilité, mais aussi parce que qu'elle me paraît constituer un bon mélange pour tout qui voudrait se frotter à la poésie contemporaine.

Plus d'infos: contre-allées@wanadoo.fr
http://contreallees.blogspot.com/


Quelques lignes:

"Il est dans les mots qui
vous tiennent compagnie
comme les chiens à la tombée
du jour
dans ces pans de la
mémoire qui se tendent comme
on tire un rideau sur le soir"
(Emmanuel Flory, page 45)


"des fleurs
en hiver qui se fanent n'entends-tu pas qu'il pleut ce sont
des lambeaux de la pluie (la lampe au bord du lit je ne suis
pas là où vous êtes je ne me souviens pas)"
(Eric Sautou, page 28)