Au départ :
Peu de critiques, mais toutes excellentes, un sujet qui s’annonçait passionnant (les livres : le don que nous font les morts pour nous aider à vivre), un livre paru dans la collection nrf de Gallimard.
Au final :
Un livre dans lequel j’ai effectivement trouvé quelques belles phrases, mais qui s’est révélé illisible (du moins pour moi). J’ai abandonné au premier tiers et parcouru en diagonale les deux autres tiers, en espérant trouver enfin ce que j’espérais, mais non…
Un style lourd, de trop longues phrases, un mépris de ce qui n’est pas « la ville » et en particulier de « la banlieue » - dès les premières pages. Quel rapport avec les livres ?
En positif, quelques phrases comme celles-ci :
« A peine avais-je commencé de vivre que j’ai compris qu’on pouvait ne pas consacrer sa vie à autre chose qu’aux livres. Mais non pour échapper au monde, non pour le fuir : pour le retrouver »
« Lire, c’est voir. Cette capacité de nous faire voir, de donner quelque chose à voir, voilà le don des grands livres. »
« Les livres ne remplacent rien, ils ne sont le substitut de rien: ni des honneurs, ni de l'argent, ni des places, ni de la culture, ni des accomplissements personnels, des satisfactions ou des honneurs privés, mais rien ne remplace les livres, rien ne peut se substituer à eux. Sans les livres, toutes les vies sont des vies ordinaires. »
Mais aussi, par exemple :
« La culture cultivée finit donc par être rangée dans ce quoi précisément elle tendait à s’arracher : la culture au sens anthropologique du terme. »
« c’est de la littérature elle-même qu’est issue l’idée de paideia, comme « psychagogie » - art de conduire les âmes ;- et les textes sont par excellence le lieu d’apprentissage de la « gnomosunè », ou « discernement ». »
Pas un livre pour moi !
Ludmilla - Chaville - 69 ans - 24 décembre 2017 |