Deux et deux font cinq on n'est pas des boeufs
de Alphonse Allais

critiqué par CC.RIDER, le 20 décembre 2009
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Humour absurde à tous les étages...
Dans ce livre sont rassemblés des dizaines d'articles humoristiques publiés dans des journaux de la fin du XIXème siècle (première parution 1895) qui, malgré leur ancienneté, sont toujours bien agréables à lire. On s'aperçoit qu'Alphonse Allais avec son Captain Cap et tous ses personnages ridicules ou déjantés avait été un extraordinaire précurseur. Il annonçait déjà toute la lignée des auteurs absurdes, le dadaïsme, le surréalisme et même l'humour iconoclaste qui fleurira au XXème siècle. Comme il était également journaliste, il gardait un regard averti sur la société de son temps et savait mieux que personne ridiculiser les travers de ses contemporains.
Les textes sont tous très courts, généralement une à trois pages, très incisifs et souvent sous la forme de dialogues percutants et hilarants avec des jeux de mots, des formules à l'emporte pièce d'une brillance fulgurante. Un aussi grand auteur que Courteline ou Feydeau avec le côté anarchiste et provocateur d'une totale modernité en plus. Il faut lire ou relire Alphonse Allais.