Cadence
de Stéphane Velut

critiqué par Sanchan, le 29 septembre 2009
( - 42 ans)


La note:  étoiles
Horreur et dé-cadence
"Munich, 1933. Un peintre, chargé d'exécuter le portrait d'une enfant louant l'avenir radieux de la nouvelle Allemagne, se cloître en compagnie de son modèle. Mais c'est tout autre chose qu'il fait de sa jeune pensionnaire et qu'il déploie comme un cérémonial au fil de son récit. Car ce sont ses carnets que l'on lit; le narrateur y prend son lecteur à témoin.
On hésitera à discerner dans cet étrange huis clos le jeu du rite ou de la soumission."
Ainsi le 4ème de couverture présente t-il le premier roman de Stéphane Velut, passé assez inaperçu dans cette foisonnante rentrée littéraire.
Loin de l'image que l'on pourrait avoir au premier abord en lisant ce 4ème de couv (non non, il n'y a pas de sexe dans ce roman), le roman de Stéphane Velut est étrange.

Qu'en dire? C'est un roman dont l'écriture est tout bonnement splendide. Vraiment un style magnifique qui nous tient en haleine de la première à la dernière page. Un livre qui mérite d'être lu.

Mais en même temps, je mettrais un bémol. Attention. Ce livre est très dur. Que d'horreurs! Quel bourreau que ce peintre allemand qui hait Hitler, et travaille à sa commande d'Etat pour assouvir ses rêves...
D'ailleurs, ses rêves, quels sont-ils réellement?
Tout dans ce livre est horrible, sombre, glauque. Et pourtant on va au bout. Dans cette apothéose théatrale de l'horreur et de l'indicible.