Non plus ...
J'ai le même sentiment de déception, après m'être plongé dans l'Insoutenable Légèreté de l'Etre, et au sortir du Livre du rire et de l'oubli, que la plupart des critiques qui me précèdent.
Je trouve que l'architecture de ce roman est pantelante. L'ensemble manque à mon goût de la cohérence et de l'élégance qui forgent les grandes réussites de Kundera. L'intrigue, diaphane, semble osciller entre des considérations sexuelles, qui, je ne saurais dire pourquoi, me paraissent bien plus vulgaires que dans ses autres ouvrages, sans pour autant qu'il y en ait plus, d'ailleurs, mais sans doute parce qu'elle sont articulées de manière différente; et entre des réflexions intellectuelles sur la Litost - je ne sais toujours pas exactement ce que c'est ... - ou l'art, la libido, et d'autres thèmes chers à ce romancier, qui, décidément, a du mal à se renouveler.
J'adore Kundera, mais, comme dans bien d'autres de ses oeuvres, j'ai eu du mal à retrouver toute la cruauté de La Vie est Ailleurs, ou tout le génie de l'Insoutenable légèreté de l'Etre ...
J'espérais mieux.
Lisancius - Poissy - - ans - 15 février 2011 |