Pour Don Carlos
de Pierre Benoit

critiqué par Antinea, le 31 août 2008
(anefera@laposte.net - 43 ans)


La note:  étoiles
Les tribulations d'un sous-préfet en Espagne
Olivier de Préneste a reçu le prestige de sa noble famille pour seul héritage. Sans le sou, il va cependant se marier avec Lucille de Mercœur qui elle, doit sa richesse à un ancêtre roturier opportuniste dont on ne voudrait se souvenir que du courage et de la bonne fortune. Afin de conserver un peu de la dignité de son rang, M. de Préneste va demander un emploi, et il sait où s’adresser : il mange à tous les râteliers politiques et n’est pas trop regardant sur ses fréquentations. Il se voit nommer sous-préfet de Villeléon, une bourgade à la frontière espagnole où son incompétence et son manque de conviction pourront aisément passer inaperçues.
Mais c’est sans compter les conflits qui font rage en Navarre et au Pays Basque. Jusqu’aux Pyrénées espagnoles, les libéraux tentent en effet de repousser la rébellion carliste qui réclame le retour au pouvoir de Don Carlos, évincé en dépit de la loi salique. La frontière française sert de base à la fomentation des complots et Olivier de Préneste va se retrouver impliqué malgré lui dans les conflits. Sa vie monotone et peu reluisante prend un tout autre chemin et croise le destin de la belle Allegria, tout entière dévouée à la cause.
C’est un roman un peu fantaisiste que ce Pour Don Carlos dans le sens où l’histoire ne présente pas un grand intérêt. Sans doute le personnage principal, témoin de sa destinée avant d’en être acteur, ne réussit pas à nous entraîner dans ses aventures rocambolesques. La belle Allegria est un peu caricaturale : fanatique de la cause carliste, elle use de tous ses attraits pour servir son roi et le royaume, et personne ne lui résiste, ni les hommes, ni les femmes. Mis à part le style toujours aussi parfait de Pierre Benoît, il est à noter l’humour qui égaye à plusieurs reprises ce roman dans les moments les plus dramatiques, et qui fait sourire.
tensions à la frontière franco espagnole 7 étoiles

Pierre Benoit nous relate une tranche de vie de Monsieur Olivier de Préneste, personnage sans envergure, nommé sous préfet par recommandation dans une petite bourgade Villeléon.
Le personnage prend au fil des pages une assurance qui va l'entraîner dans une grande épopée parmi des sites à la frontière franco espagnole que l'on imagine superbes tant les descriptions sont précises.
La cause des Carlistes semble avoir retenu l'intérêt de monsieur de Préneste mais pour des raisons autres que politiques.
Une histoire très riche dans laquelle les rapports humains et les sentiments prennent toute leur importance.
L'écriture de Pierre Benoit est toujours aussi agréable à lire.

Oural02 - - 74 ans - 6 novembre 2010