Périphériques : Essais et nouvelles
de Maurice G. Dantec

critiqué par CC.RIDER, le 29 août 2008
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Objet littéraire non identifié
Surfant sans doute sur la vague de succès d’un auteur sulfureux et controversé, Flammarion a rassemblé dans ce livre 14 textes disparates et d’intérêt inégal pour former ce bouquin qui a tout de l’OLNI : objet littéraire non identifié. Il est donc composé d’une série de dix articles déjà parus dans la presse ou sur le Net traitant d’une actualité déjà lointaine (attentats du 11 septembre 2001), de politique (approche des élections en France), d’une longue interview et surtout de trois nouvelles : « Dieu porte-t-il des lunettes noires ? » (la meilleure des trois. Un tueur venu du futur doit remonter les couloirs du temps pour se retrouver, un flingue à la main devant le berceau du bébé-Hitler… Va-t-il le tuer et changer le déroulement de toute l’Histoire de l’Humanité ? ) , « Là où tombent les anges » (Une mutante née dans l’espace possède des pouvoirs de nuisance exceptionnels et ne se prive pas d’en user et abuser…) et « Quand clignote la mort électrique » (la lente agonie d’un dealer abattu dans sa voiture suite à un règlement de compte entre truands. Style polar. Aussi longuet que la « Mort du Cygne » à l’Opéra !)
A mon sens, la partie la plus intéressante du bouquin est la longue interview au cours de laquelle on en apprend pas mal sur l’auteur qui vient d’un milieu aisé mais peu stable et qui déclare avoir eu une jeunesse heureuse et sans histoire malgré des parents divorcés, des expériences d’ingestion de substances illicites et des débuts chaotiques dans l’existence. Venu du monde de la pub, Dantec a longtemps souffert d’addiction et de problèmes mentaux dont il ne semble pas encore tout à fait sorti. « L’écriture rend de plus en plus dingue », avoue-t-il.
Un livre partiellement intéressant que Flammarion aurait très bien pu ne pas nous infliger…