Le faiseur d'or
de Max Gallo

critiqué par CC.RIDER, le 12 février 2008
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Du sous- Sulitzer !
Serge Derain, écrivain de médiocre envergure, réussit à rencontrer Samuel Ringel, un des plus célèbres requins de la haute finance internationale lors du très fermé Forum de Davos. A la demande de son éditeur, il est censé mener une enquête sur celui-ci et en tirer une biographie. Mais très vite, Derain abandonne son projet et se vend à Ringel qui en fait son jouet et son exécuteur des basses œuvres jusqu’à ce que le petit écrivain découvre le sinistre passé du redoutable financier…
Se présentant comme un livre révélant le dessous des cartes de la finance mondialisée, ce livre n’est finalement qu’une pale imitation des bouquins d’un certain Paul Loup Sulitzer. Pour ne rien arranger, le style est lourd, verbeux, répétitif, lent et fort lassant. Excepté la présentation des personnages et de longs développements sur leurs impressions et leurs sentiments, il ne se passe quasiment rien avant la page 195, quand enfin l’auteur daigne donner la clé, bien entendue marquée du sceau de l’infamie, de la réussite du célèbre Ringel. Et en quelques pages, Gallo « achève » le héros, les personnages secondaires et le bouquin au bout du compte si peu intéressant. Le malheureux lecteur qui espérait comprendre un peu mieux les arcanes de la haute finance et du capitalisme sauvage restera sur sa faim avec l’impression d’avoir perdu son temps.