Doggy Bag : Saison 5
de Philippe Djian

critiqué par Jules, le 23 janvier 2008
(Bruxelles - 81 ans)


La note:  étoiles
Plutôt un peu un temps mort
Nous voici arrivés à la cinquième saison, avant dernière de la série. Je dois bien vous avouer que si l’ensemble de ces livres a vraiment pour but de coller à la vie réelle de notre société actuelle, l’auteur s’y prend un peu les pieds pour le moment.

Manifestement Philippe Djian va chercher un peu loin ses rebondissements ! Et au lieu de nous laisser emporter, nous nous demandons où il va bien pouvoir nous emmener dans cette histoire.

Il commence par une sortie de seniors un peu hors de la ville, dans un nouveau bus offert à la paroisse par Victor Sollens. Le GPS déconne et ils passeront toute la nuit en forêt ! Mais le comble réside dans le fait qu’ils vont tomber sur un ours, un vrai, qui va tuer l’ancienne secrétaire de Victor et blesser quelques autres petits vieux ou petites vieilles. Ils seront retrouvés le lendemain matin par les secours, alertés par le feu de forêt qu’ils vont provoquer… Victor va rêver que sa conduite héroïque dans cette histoire va lui valoir un retour d’affection de sa femme Irène. Il n’en sera pas le cas !

David est toujours en institut psychiatrique, quant à Marc il suit toujours son traitement chez les Sexoliques anonymes, mais il est étonné du maigre résultat obtenu. Il fait toujours l’amour à tout ce qui bouge… Il va demander Judith en mariage mais elle va apprendre ses nombreuses trahisons.

L’ancien mari de Judith va être quasiment assassiné par un traitement plus que particulier provoqué par Judith et réalisé par sa plus qu’étrange voisine.

Marc a trop de boulot au garage et, mortifié, va demander une aide provisoire à son père qu’il déteste toujours autant. Mais le pire pour lui sera d’apprendre que sa mère se tape un amant en la personne du commissaire de police !...

Je trouve que nous tournons un peu en rond, même si Djian conserve son style d’écriture alerte. Dire que nous apprenons grand-chose sur la vie serait pour le moins excessif. Toute cette histoire est celle d’un microcosme dans lequel le sexe est vraiment un élément quasiment central ! Sexe débridé chez Marc et Catherine, sexe fatigué chez Judith, sexe juvénile, mais « hard », chez Sonia, sexe dont l’intensité est enfin découverte par Irène, sexe toujours frustré par la secrétaire de Marc etc.

Enfin, j’ai trouvé Philippe Djian un peu répétitif et long lorsque ses personnages tentent de justifier, ou de comprendre, leurs propres comportements.
Une saison 5 qui fait son job 7 étoiles

Ce cinquième volet de la saga littéraire Doggy Bag, saga inspirée du modèle des séries américaines, reste fidèle à ses prédécesseurs. Pour les lecteurs qui auraient apprécié les « saisons » précédentes, vous serez en terrain conquis. Il faut également louer les premières pages récapitulatives pour chaque personnage. En effet si vous avez oublié une bonne partie de l’histoire comme cela fut mon cas, ces petits topos sont bien utiles.
Doggy bag a pour objectif de divertir le lecteur sans trop se prendre la tête et pour ma part l’objectif fut largement accompli.

Les péripéties des personnages se laissent découvrir, on prend plaisir à les retrouver et je tiens à délivrer une mention spéciale à Victor Sollens, l'un de mes personnages préférés qui prend du volume dans ce volet pour mon plus grand plaisir. Sacré Victor qui tente désespérément de reconquérir son épouse sourde à ses vaines tentatives.

Une lecture "fast food » qui se dévore rapidement comme son modèle américain.

Sundernono - Nice - 42 ans - 13 janvier 2026