Quand un auteur prend la peine de donner un nom à un personnage, il doit avoir l'intention de faire réapparaître ce personnage plus loin dans le récit et il souhaite certainement que son lecteur se le rappelle. Sinon, à quoi cela servirait-il qu'il se creuse la tête pour dénicher des Hazel Sinclair, Stuart Phillips, Callum McLeod et autres Harry Chambers ?
En tout cas, Ian Rankin a le don pour nous en dégoter des bons et des nombreux des personnages. Il pourrait se contenter d'écrire "le boulanger dit bonjour", "le facteur sonne toujours deux fois" ou "la standardiste décroche le téléphone". Mais non, il faut encore qu'il leur donne un nom et que nous, lecteurs, nous fassions un effort pour le retenir en espérant qu'il s'agit là d'un investissement juteux pour bien tout comprendre le roman.
C'est raté, ne vous faites pas avoir. Ne vous lancez pas le défi de les apprendre par cœur tous ces noms. Cela ne sert à rien.
Pour cette quatorzième aventure de John Revus, Ian Rankin lui a collé 70 compagnons : un nouveau toutes les six pages. Bémol : j'ai relevé qu'il a oublié de nommer un chauffeur de taxi. C'est sans doute une étourderie.
Pour le reste, bon polar, très rythmé quoique longuet. Epilogue surprenant et un peu farfelu. OK, c'est du polar donc il ne faut pas être trop regardant sur la vraisemblance.
Bidoulet - - 57 ans - 25 mars 2008 |